Les constructeurs chinois très offensifs à l'export

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Les exportations automobiles chinoises ont doublé en mai, à 47.100 unités, dont 21.700 voitures particulières. Sur cinq mois, les ventes à l'étranger de véhicules de l'ex-empire du Milieu se sont envolées de 71 %, selon l'association des constructeurs CAAM. Certes, cela ne représente que 2,5 % de la production de véhicules en Chine. Mais les exportations de voitures et utilitaires chinois pourraient quand même friser ou dépasser le demi-million sur l'année. Contre 369.600 en 2009. Chery, le premier exportateur, a vendu à l'étranger plus de 8.000 unités en mai, soit une progression de 260 %. BYD, spécialiste des batteries pour véhicules électriques mais aussi producteur de modèles thermiques, compte écouler jusqu'à 80.000 unités dans l'année hors de Chine, sur 70 marchés. Great Wall prévoit d'exporter 60.000 véhicules en 2010, presque deux fois plus qu'en 2009. normes draconiennesLes constructeur chinois ont renoncé pour l'instant à vendre leurs voitures en Europe occidentale ou aux États-Unis. Vu les normes draconiennes de sécurité, de CO2, d'antipollution ou les exigences de qualité sur ces marchés, ils ont compris qu'il leur fallait améliorer encore leurs médiocres voitures. Mais, dans le même temps, ils mènent l'offensive dans le Sud-Est asiatique, le Proche-orient, l'Afrique, l'Amérique centrale, l'ex-URSS. Exactement comme les Coréens avaient procédé il y a quinze ou vingt ans. Chery, qui mise notamment sur l'Asie du Sud-Est, espère ainsi plus que doubler ses volumes cette année, rien qu'en Malaisie. Et il envisage de s'allier à un partenaire afin de produire des voitures à bas coûts en Biélorussie. Geely ambitionne d'écouler 100.000 unités en Russie d'ici à 2012, contre 7.681 en 2009. Great Wall prévoit de débuter l'assemblage de véhicules l'an prochain en Bulgarie. Et le fabricant de camions FAW, déjà très présent sur le continent africain, vient de recevoir une aide de 45 millions de dollars (32 millions d'euros) d'un fonds gouvernemental chinois, pour financer un investissement de 75 millions d'euros en Afrique du Sud. Alain-Gabriel Verdevoye

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