Paris et Brasilia veulent peser face au duo sino-américain

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MultilatéralismeUn G2 peut-il en cacher un autre ? Au moins en matière de propositions, le duo franco-brésilien veut faire entendre une autre musique que celle du duo sino-américain. Hier, au sommet de la FAO (lire ci-contre), les deux pays ont présenté « une feuille de route sur deux ans pour la sécurité alimentaire mondiale », qui préconise entre autres d'analyser les raisons « de la volatilité et l'insécurité des prix sur les marchés mondiaux ». Cette initiative suit celle de l'accord signé samedi entre le président français, Nicolas Sarkozy, et son homologue brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, sur le climat qui sera soumis dans un mois au sommet de Copenhague. Les deux responsables veulent d'ici là rallier une majorité de pays à leur cause ambitieuse puisque l'une des mesures vise à réduire de 50 % les émissions mondiales de CO2 d'ici à 2050. Il s'agit là d'une réponse à l'option sino-américaine sur Copenhague, soutenue au sommet de l'Apec (Coopération économique de l'Asie-Pacifique), d'un accord politique sans aucune contrainte chiffrée.développer les relationsEn se rapprochant de l'Union européenne, le Brésil, qui devrait afficher une croissance économique de plus de 8 % en 2010, compte faire contrepoids à la Chine et aux États-Unis. Brasilia trouve à Paris un interlocuteur compréhensif, d'autant plus que la relation commerciale entre les deux pays s'est intensifiée ces derniers mois. Et l'Espagne, qui prendra la présidence de l'Union européenne durant le premier semestre 2010, a annoncé vouloir mettre l'accent sur le développement des relations entre l'Amérique latine et le Vieux Continent.Robert Jule

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