Un compétiteur humaniste à la tête de CGGVeritas

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Au 31e étage de la tour Montparnasse au siège de CGGVeritas, le bureau du futur directeur général du groupe parapétrolier Jean-Georges Malcor ? il le sera le 1er juillet ? offre ce jeudi une superbe vue de Paris. Des souvenirs de son ancienne vie professionnelle trônent déjà en bonne place ? le voilier de course sponsorisé par DCNS, détenu à 25 % par Thales ?, des cartons de déménagement traînent encore. « Je n'ai pas eu le temps de tout déballer, je ne suis arrivé que lundi », se justifie Jean-Georges Malcor, précédemment directeur général adjoint de Thales en charge d'une partie de l'international. Fidèle à ses convictions, il a déjà voulu aller auprès de ses nouvelles troupes sur le site de Massy pour établir un premier contact.Il est comme cela Jean-Georges Malcor, un aficionado de rugby qu'il a pratiqué au poste de talonneur (première ligne). Son dernier match remonte à mai dernier quand les anciens de Centrale ont joué leur rencontre annuelle contre les élèves de l'école en dépit d'une récente prothèse de la hanche et au grand dam de son chirurgien. Issu d'un milieu modeste, ce Haut-Alpin, né à Gap, était l'un des grands patrons de Thales les plus respectés, tant pour sa réussite que pour son côté humain. Et tout rugbyman dur au mal qu'il est, il a écrasé plusieurs larmes lors de son pot de départ au siège de Thales. Il faut dire qu'il y a passé toute sa carrière, depuis son arrivée en juillet 1983 en tant qu'ingénieur dans la division sous-marine de Thomson-CSF, ancêtre de Thales.Dès 1987, il part « à l'aventure » avec deux autres ingénieurs en Australie, Thomson-CSF ayant obtenu un contrat de 1 milliard de francs en vue d'équiper de sonars les sous-marins australiens. Il y restera jusqu'en 1991. Après avoir été chef de projet de l'opération de fusion des activités sonar entre Thomson-CSF et GEC Marconi, il retournera en 1996 en Australie pour préparer et remporter la privatisation d'ADI, le principal groupe de défense australien. Il en sera le patron jusqu'en 2003, date à laquelle Denis Ranque, PDG de Thales le rappellera pour lui confier la division navale, puis en 2008 la division aéronautique. En 2009, le nouveau PDG Luc Vigneron lui ouvrira les portes de l'international.Mais l'envie de changer le titille déjà. À 53 ans, il s'est surtout découvert l'ambition de devenir patron. Après avoir tenté en 2008 de devenir PDG de DCNS, il fait partie des personnes auditionnées par le conseil d'administration de Thales pour remplacer Denis Ranque. Raté. Mais chassé par des cabinets, il ne dit pas non à leurs propositions. Et finalement dit banco pour CGGVeritas. Annoncé en octobre, son départ surprend chez Thales. « S'il y en a un qui aurait dû rester, c'était bien lui », a-t-on entendu en interne. Mais Jean-Georges Malcor, compétiteur dans l'âme, a gagné le match qui change sa vie professionnelle. Pas tant que cela, dit-il, « les technologies acoustiques de l'exploration pétrolière sont similaires à celles des sonars ». Clairement, « ses premières amours ». nnos chroniques carrièreLundi?: portrait. Un « haut potentiel » passé au crible.Mardi?: état-major. Les dirigeants clés d'une société.Mercredi?: mieux dans mon job. Mieux être et mieux vivre au travail.Jeudi?: l'expatrié. L'aventure des cadres hors de France.Vendredi?: paroles de dirigeantes. Témoignage d'une femme au pouvoir.Annoncé en octobre le départ de Jean-Georges Malcor a surpris chez Thales.

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