Les Français... et l'Etat dépensent de plus en plus pour le sport

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Les Français aiment le sport, et dépensent de plus en plus pour assouvir leur passion. La dépense globale pour le sport frôle les 2% du PIB, soit entre 35 et 40 milliards d\'euros -le dernier chiffre connu était de 34,9 milliards d\'euros, pour 2009. S\'ils financent eux-mêmes une partie de cette dépense, pour près de la moitié, les collectivités locales en assument plus de 30%. L\'Etat, lui, paie plutôt moins (12% du total), mais sa dépense n cesse d\'augmenter, et elle est surtout pas toujours bien ciblée, selon un rapport de la cour des comptes publiés ce jeudi.L\'Etat dépense 3,5 milliards d\'euros pour rémunérer les profs de sport, au collège, lycée et, dans une moindre mesure, à l\'université. L\'autre partie de l\'enveloppe, 867 millions d\'euros pour 2012, est gérée par le ministère des sports et consacrée à des actions spécifiques. C\'est sur celle-ci que s\'appesantit la Cour des comptes. Une enveloppe en hausse importante, puisque elle a augmenté de 30% depuis 2006. A quoi sert-elle ? Notamment à soutenir les fédérations sportives. Mais avec une stratégie plus qu\'hésitante.Pas de stratégie claire« Ni le montant de ces subventions, ni le nombre de conseillers techniques sportifs placés auprès des fédérations ne semblent fondés sur des critères répondant à une stratégie claire (nombre de licenciés, degré de professionnalisation, importance des ressources propres, performance dans le haut niveau ou atteinte des objectifs, par exemple) » souligne le rapport. « La part de ces subventions dans les ressources des fédérations - ou « taux de soutien » - est très variable d\'une fédération à l\'autre, et semble relever d\'ajustements marginaux par rapport à des montants largement hérités de l\'histoire ».Le pentathlon moderne est la lutte parmi les plus soutenusLa part des subventions publiques dans le budget des fédérations est très variable. Pour les cinq fédérations sportives qui sont les moins soutenues, à savoir les fédérations de tennis, de football, de rugby, de cyclotourisme et de golf, c\'est marginal . En revanche, l\'apport de l\'argent public est essentiel pour les cinq fédérations les plus soutenues par l\'Etat. Les sports concernés sont le pentathlon moderne, la lutte, l\'aviron, le ski nautique et l\'escrime. Un apport important de l\'Etat consiste à rémunérer des conseillers techniques. « 1 680 conseillers techniques sportifs (CTS) sont placés auprès de 77 fédérations sportives, pour un coût total d\'un peu moins de 110 millions » relèvent les magistrats de la rue Cambon. « Il s\'agit du plus important soutien apporté par l\'État » soulignent-ils. Un soutien dispersé au sport de haut niveauLe budget accordé au sport de haut niveau ne cesse d\'augmenter. Le centre nationale de développement du sport (CNDS) a vu ses crédits passer de 179 millions d\'euros en 2006 à 282 millions en 2013. La cour critique la dispersion des crédits. Pas moins de 119 disciplines sont reconnues comme étant de haut niveau, ce qui est trop, estiment les magistrats. « Les disciplines reconnues de haut niveau apparaissent donc très nombreuses, a fortiori si on les rapporte aux indicateurs utilisés pour mesurer la performance de la Franc » écrivent-ils. Cela aboutit au subventionnement de différentes catégories de sportifs de haut niveau, qui sont au nombre de 15.000, au total.Réduire le nombre de disciplines soutenuesLa Cour veut en tirer les conséqeunces : « une réduction sensible du champ des disciplines de haut niveau pourrait être engagée afin d\'éviter la dispersion des moyens et de mieux maîtriser les dépenses » écrit la rue Cambon. « Au minimum, une distinction devrait être faite entre une reconnaissance sans enjeu financier de certaines disciplines et une reconnaissance impliquant un soutien effectif de l\'État ». 

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