Trois choses à savoir sur Jeroen Dijsselbloem, favori à la présidence de l'Eurogroupe

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Remplacera-t-il Jean-Claude Juncker ? Le ministre des Finances néerlandais, Jeroen Dijsselbloem, officiellement candidat à la présidence de l’Eurogroupe depuis ce jeudi a déjà fait une tournée européenne pour tenter de convaincre ses homologues de le désigner. Ceux-ci doivent se prononcer le 21 janvier, à l’occasion de la dernière réunion des ministres européens des Finances présidée par le Premier ministre luxembourgeois, à sa tête depuis huit ans. Qui est cet homme peu connu en France et devenu ministre il y a seulement deux mois ?• Un jeune ministre… Âgé de 46 ans, le travailliste Jeroen Dijsselbloem a obtenu son portefeuille en novembre après la constitution d\'une coalition gouvernementale entre sa formation, le Parti travailliste, et le Parti libéral du Premier ministre, Mark Rutte, vainqueur des élections législatives en septembre. Ce diplômé d’une école d’agriculture et de l’université irlandaise de Cork a débuté sa carrière en 1992 comme assistant parlementaire pour les députés européens travaillistes de son pays. Il a ensuite intégré le cabinet du ministre de l’Agriculture de son pays avant d’être élu au parlement néerlandais en 2000. Au parti travailliste, il était notamment en charge de la jeunesse et de l’éducation. Il a ensuite grimpé les échelons de sa formation politique, pour devenir bras droit de son chef de file, Diederik Samson avec qui il a négocié l’accord pour former une coalition avec le parti libéral de Mark Rutte. Les atouts dont il peut se prévaloir : le “triple A“, toujours détenu par les Pays-Bas, et une certaine “neutralité“ après que les candidatures informelles de Wolfgang Schaüble et Pierre Moscovici, ses homologues allemands et français aient tourné court.• Un favori critiqué par BercyFavori et poussé notamment par Berlin, Jeroen Dijsselbloem, aurait le plus de chances de succéder à Jean-Claude Juncker à partir du 2 mars. Ce jeudi, il a d’ailleurs rencontré l’actuel président de l’Eurogroupe. En revanche, sa candidature fait tiquer à Paris. Pierre Moscivici, a ainsi fait état de ses réserves dans un entretien au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le ministre français de l’Economie et des Finances a dit regretter que son homologue n’ait pas suffisamment exposé sa “vision“ de la future politique économique et financière pour la zone euro. Pourtant, selon l’agence Reuters, le Néerlandais bénéficierait déjà d’un accord informel obtenu en marge du sommet de l’Union européenne qui s’est tenu fin décembre. Son sort sera scellé lundi.

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