15 millions d'euros pour l'aide à la presse en ligne

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Les travaux sur le fonds d'aide au numérique décidé lors des états généraux de la presse sont terminés. Selon nos informations, environ 15 millions d'euros seront attribués aux 70 projets déposés pour 2009 sur les 20 millions d'euros disponibles. « Beaucoup de devis étaient surestimés », explique un membre du comité. 5 millions d'euros seront ajoutés aux aides de 2010. En revanche, aucun détail n'est donné sur les montants alloués. La presse traditionnelle (quotidiens nationaux et régionaux) refuse de communiquer, alors qu'elle s'arroge 95 % du fonds, contre 5 % pour la presse en ligne (« Mediapart », « Rue89 », « Slate », etc.).« Peu d'acteurs 100 % Internet ont déposé des dossiers. D'abord parce qu'ils ne connaissent pas les procédures, mais aussi parce que ces aides ont une mauvaise image. Pourtant, elles ont vocation à aider à la prise de risque et non à faire vivre des entreprises sous perfusion. Nous exigeons donc la transparence », indique le président du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (Spiil), Maurice Botbol. Le Spiil a demandé à Frédéric Mitterrand une publication des sommes allouées. Mais le ministre lui a fait une réponse de Normand. « J'y suis définitivement favorable. C'est un gage de responsabilisation des pouvoirs publics », affirme le ministre dans sa réponse. Avant d'ajouter que cette communication peut « porter atteinte à l'image de marque » des titres. Et de s'en remettre à la Commission d'accès aux documents administratifs, la Cada, à laquelle le citoyen est en droit de demander des documents administratifs. L'organisme décide ensuite si une administration peut ou non rendre publics ces documents.Ainsi, les subventions peuvent être communiquées, sauf si « elles permettent de déterminer le chiffre d'affaires ou les investissements ». Les aides représentant un pourcentage « compris entre 40 % et 70 % des projets », et « il y a des chances que la Cada refuse cette communication », indique-t-on au sein du ministère. Le Spiil, qui veut saisir la Cada, aura encore le choix d'aller devant le Conseil d'État. En attendant, il va réunir les éditeurs traditionnels pour les tenter de les convaincre de communiquer. Sandrine C

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