Le docteur DSK au chevet de l'économie serbe

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Malade de sa dette, la Serbie s\'offre les services du docteur Strauss-Khan. Le 13 septembre dernier, après des rumeurs au cours de l\'été, l\'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) a officiellement accepté de devenir l\'un des conseillers du gouvernement serbe dans le domaine des finances, une nouvelle que c\'était empressé d\'annoncer le vice-Premier ministre serbe Aleksandar Vucic.\"Nous n\'avons pas honte de dire qu\'il s\'y connait bien mieux que nous tous en économie (...) et qu\'il a plus de contacts dans le monde des finances dans son carnet d\'adresses que nous tous ensemble\" au gouvernement, a dit Aleksandar Vucic.\"Nous allons entrer dans tous les détails avant de proposer des mesures\"Ce mardi marque déjà son premier déplacement à Belgrade. Costume et cravate sombre, chemise bleu clair, l\'ancien homme politique français s\'est bien gardé de dévoiler des solutions qu\'il envisagerait dans l\'immédiat. Aux côtés du vice-Premier ministre Aleksandar Vucic, il a dépeint un sombre tableau de ce pays de 7,4 millions  habitants. \"Il existe de réels problèmes mais je pense qu\'il est possible\" de trouver des solutions, a déclaré Dominique Strauss-Khan à la presse ce mardi, dans un pays où l\'économie s\'est contractée de 1,7% en 2012, où le chômage atteint les 24% et dont la dette publique dépasse désormais les 60% du Produit Intérieur Brut (PIB).Mais pour l\'instant, l\'expert chargé de reprogrammer la dette de Serbie attend de pousser les discussions un peu plus loin. \"Je ne dispose pas de tous les chiffres dont j\'ai besoin. Avec le gouvernement, nous allons entrer dans tous les détails avant de proposer des mesures à adopter\", a-t-il dit. Dominique Strauss-Khan, qui poursuivra ses entretiens à Belgrade mercredi, a prévenu que la tâche la plus difficile revenait néanmoins au gouvernement. \"Donner des conseils est plus facile que prendre des décisions et les mettre en œuvre, car là il s\'agit d\'une décision politique\", a-t-il mis en garde.A l\'essai pendant 3 moisC\'est grâce à Wladimir Mollof, président de la Banque Arjil, que l\'ancien chef du FMI est entré en contact avec le gouvernement serbe. Petite précision: DSK a assuré qu\'il n\'allait pas être rémunéré durant les trois premiers mois de sa collaboration avec Belgrade.\"On verra ensuite\" quel sera l\'arrangement financier avec le gouvernement serbe, a-t-il lancé…Si à Belgrade, l\'exécutif ne voit en lui qu\'un expert ès macro-économie, en France, DSK demeure accusé par la justice de \"proxénétisme aggravé\" dans l\'affaire dite du Carlton de Lille. Ce qui ne l\'empêche pas de reprendre ses activités de conseil à l\'international. L\'ancien présidentiable socialiste a été nommé en juillet membre du conseil de surveillance de deux institutions financières publiques russes : le Fonds russe des investissements directs (RDIF) et la Banque russe de développement des régions (BRDR), contrôlée par le pétrolier Rosneft.

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