Free devient le 4e opérateur mobile

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Selon les informations de « La Tribune », Free Mobile est le quatrième opérateur français de téléphonie mobile. La décision a été prise jeudi matin par le collège de l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) puis notifiée par porteur auprès d'Iliad, la maison mère de Free Mobile. L'Arcep annoncera officiellement l'attribution de la dernière licence de téléphonie mobile 3G disponible, vendredi matin à 9?h?30, lors d'une conférence de presse. En contrepartie de cette licence, le groupe de télécoms, qui était le seul candidat, devra verser 240 millions d'euros. Comme pour les trois déjà attribuées à Orange, SFR et Bouygues Telecom, cette licence est assortie de conditions et d'engagements, notamment en termes de couverture du territoire.Attendue, la décision de l'Arcep clôt un feuilleton de plus de deux ans, fait de tractations politiques et de contre-attaques en tout genre des concurrents, inquiets de voir arriver un nouvel acteur sur le marché. Le temps de construire le réseau, Free Mobile devrait pouvoir commercialiser son offre de téléphonie mobile dans le courant de l'année 2011. Avec celle-ci, Xavier Niel, le fondateur d'Iliad, a déjà promis de fortement réduire la facture des abonnés au téléphone mobile. Selon les estimations des analystes financiers, Free Mobile pourrait, en se reposant sur la base d'abonnés de Free dans l'ADSL (4,4 millions de clients), atteindre en quelques années entre 5 % et 10 % de parts de marché, soit entre 2,7 millions et 5 millions d'utilisateurs. Iliad avait déjà concouru en 2007 pour cette dernière licence de téléphonie mobile 3G disponible en France. Mais sa candidature avait été rapidement rejetée par l'autorité des télécoms en raison d'un manque de financement. Depuis, et afin de relancer le processus d'attribution, le prix de la licence a été ramené de 619 millions d'euros à 240 millions.Une décision prise en début 2009 par le Premier ministre, qui nourrit notamment la protestation des trois autres opérateurs en place qui ont eux payé 619 millions d'euros pour pouvoir lancer leurs services de téléphonie mobile 3G. Plusieurs actions en justice, à Bruxelles et au Conseil d'État en France, ont ainsi été engagées par Orange, SFR et Bouygues Telecom. Mais ces plaintes ne remettent pas en cause l'attribution de la licence. Delphine Cuny et Olivier Pinaud

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