Des députés PS appellent à Hollande au respect de ses engagements fiscaux

Ils avaient soutenu Montebourg dans l\'affaire de Florange, ils lancent aujourd\'hui un appel à une politique plus ancrée à gauche. A l\'initiative des députés PS Laurent Baumel et Philippe Doucet, et du Conseiller régional François Kalfon, une quinzaine d\'élus PS lancent un appel au respect des engagements de François Hollande en faveur des Français les plus modestes. Des Français qui avaient voté à gauche, mais qui se sont massivement abstenus lors des trois élections législatives partielles de ce dimanche, soldées par la perte d\'un siège à l\'Assemblée nationale pour les socialistes. «Au-delà des spécificités locales propres à chaque élection, le constat est sévère : trois défaites pour la gauche » écrivent les auteurs de l\'appel. «Elles témoignent d\'une forte démobilisation, notamment parmi l\'électorat populaire ». De fait, selon un récent sondagé effectué par BVA, la proportion de sympathisants de gauche jugeant François Hollande \"pas assez à gauche\" a fortement augmenté. 51% d\'entre eux sont désormais de cet avis, soit +11 points en un mois...Remettre l\'agenda social au coeur des prioritésQuels engagements François Hollande aurait-il oublié ? Il faut remettre l\'agenda social au cœur de priorités, estiment les auteurs de l\'appel. Comment ? Notamment en mettant en œuvre la réforme fiscale promise après pas mal d\'hésitations, celle consistant à fusionner l\'impôt sur le revenu et la CSG, ce qui permettrait de rendre cette CSG progressive. Une réforme inspirée par les propositions de l\'économiste Thomas Piketty, consistant à créer un nouvel impôt progressif, permettant de redonner du pouvoir d\'achat aux bas salaires, en prélevant sur les plus hauts revenus. Des propositions « un peu vite oubliées » selon François Kalfon. Les auteurs de l\'appel le soulignent, « il s\'agit de renouer avec l\'esprit de l\'engagement n°14 pris par François Hollande pendant sa campagne, qui stipulait que : « La contribution de chacun sera rendue plus équitable par une grande réforme permettant la fusion à terme de l\'impôt sur le revenu et de la CSG dans le cadre d\'un prélèvement simplifié sur le revenu ». Dans le faits, le gouvernement a renvoyé cette réforme aux calendes grecques. Dès le mois de juin, Jean-Marc Ayrault refusait de s\'engager clairement sur ce terrain de la fusion IR- CSG. L\'argument que le gouvernement opposera certainement aux auteurs de l\'appel, c\'est que les \"riches\" ont déjà été mis à contribution avec l\'alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail -même si cet alignement n\'a été que partiel.Pas de positionnement à gauche du PSL\'originalité du positionnement des initiateurs de cet appel est de demander une action en faveur des couches populaires, tout en refusant de se situer dans une optique « Mélenchoniste ». « Nous approuvons la réduction des déficits, le plan compétitivité » relève François Kalfon. Même le crédit d\'impôt compétitivité ? « Une ou deux contreparties auraient été bienvenues, mais nous ne sommes pas contre » répond-il. 

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