L'or, nouveau baromètre du risque souverain

Le sensible repli de l'once d'or, qui a reperdu près de 110 dollars depuis son record historique du 3 décembre dernier (1.227,5 dollars sur le Comex), n'a pas gommé ce que François Chevallier, le stratège de la Banque Leonardo, pointe comme son « ascension solitaire depuis l'été, sans le pétrole ni l'euro ». Selon lui, elle ne s'explique plus par la traditionnelle relation avec la baisse du billet vert que les investisseurs tentent de couvrir en achetant de l'or, mais par la montée du risque sur les dettes souveraines. Le stratège relève que « la hausse de l'or sanctionne la dérive inédite et généralisée des finances publiques comme le prouve l'étroite corrélation entre la prime de l'or et les CDS publics ». Il constate que la prime de l'or est maintenant étroitement corrélée à l'aversion pour le risque public, appréhendé en Europe par le coût de l'assurance contre le défaut des Pigs (Portugal, Italie, Grèce et Espagne). C. T.
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