Le numérique digne de crédit (s)

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Nous y voilà ! L'État va mettre 4,5 milliards d'euros sur la table pour le numérique. Un effort considérable financé dans le cadre du grand emprunt. Il faut se réjouir d'un tel choix. Pour une fois qu'une ambition affichée est digne de crédit, parce que digne de crédits ! Il y a tout juste quinze mois, Éric Besson, alors secrétaire d'État au Numérique, lançait sous les ors de l'Élysée un plan baptisé France numérique 2012. Plus de 150 mesures y étaient proposées dans un souffle impressionnant soutenu par Nicolas Sarkozy lui-même. Mais côté financement? rien n'était prévu. Le plan risquait bien de finir aux oubliettes des ambitions d'un jour. Jusqu'à cette idée, bonne ou mauvaise, là n'est pas la question, du grand emprunt survenue l'été dernier. François Fillon a donc précisé, lundi à Vélizy, l'usage qui sera fait de cette enveloppe. Pour ce qui est des subventions des infrastructures numériques du pays, à savoir le déploiement de la fibre optique pour apporter le très haut débit dans les foyers, ce sera 2 milliards d'euros. Opérateurs télécoms, collectivités territoriales et régulateur des télécoms vont pouvoir se mettre rapidement au travail. Pour les 2,5 milliards d'euros destinés au développement des usages numériques de demain, François Fillon est beaucoup moins précis. Certes, les investissements sont dans ce domaine (logiciels, éditions numériques, éducation, santé, etc.) unitairement moins importants que pour déployer de la fibre sur tout le territoire. Il est donc moins facile de les lister. Mais des priorités trop larges risquent d'amener le nouveau fonds de la société numérique à faire du saupoudrage. Un résultat contraire aux objectifs du grand emprunt. jbjacquin@latribune.frpar Jean-Baptiste Jacqu

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