Les prix immobiliers vont continuer à monter même si l'économie rechute

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Nouveau cri d'alarme dans l'immobilier. « Le logement est en lévitation. Les prix de l'immobilier sont éloignés des fondamentaux économiques non en raison d'une prime de risque mais d'une prime de rareté », a martelé mardi Guy Marty, le directeur général de l'Institut de l'épargne immobilière et foncière (IEIF). Dans une quinzaine de départements, pour dix nouveaux ménages, seuls cinq logements neufs sont édifiés, au point que l'IEIF a estimé que le déficit de logements atteindra 85.000 unités par an à partir de 2015 dans les six régions allant du Nord Pas-de-Calais à l'Île-de-France.Guy Marty a examiné les conséquences sur l'immobilier de deux scénarios d'évolution de l'économie française en 2011 : une croissance de 2 % ou une rechute de l'économie. Or, dans les deux cas, « l'évolution du prix de marché des logements devrait être plus rapide que celle du revenu disponible brut moyen des ménages », à raison d'une augmentation des prix de 9,7 % en 2011 dans le scénario central (+ 7,6 % dans le scénario alternatif). « Même en cas de rechute de l'économie, les prix du logement continueront à croître et le taux d'effort des ménages atteindra au mieux 23 %, au pire 25 %, reprend Guy Marty. Les politiques sont au pied du mur, car même si une réforme rapide et profonde de la politique foncière était entreprise, elle n'aurait d'effet qu'à partir de 2012-2013. »Côté immobilier de bureau, deux années de destruction d'emplois de bureaux en Île-de-France n'ont pas empêché les entreprises, en 2010, de prendre à bail plus de mètres carrés qu'elles n'en ont libérés : le solde net a atteint 391.000 m2 et pourrait monter à 631.000 m2 en 2011 dans le meilleur scénario (contre un déficit de 111.000 m2 en cas de rechute de l'économie). En 2011, l'IEIF s'attend à ce que les loyers restent quasi-étales et à ce que les prix des immeubles varient faiblement dans le triangle d'or des affaires parisien, qui donne le « la » pour l'ensemble du marché. Les transactions devraient atteindre au mieux une fourchette de 2,4 à 2,5 millions de m2 dans la région capitale, au pire tomber à un peu plus de 1,5 million. L'immobilier de bureau ne connaîtra donc pas une vraie reprise, les transactions reflétant en cela l'état de l'économie en 2010.

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