SIGébène s'offre une belle vitrine au coeur de la capitale

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Dans quelques semaines, Grégoire Milojévitch ouvrira le showroom de son entreprise SIGébène, en plein coeur de Paris, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Associé à quatre autres artisans, il mettra ainsi à l'honneur « la griffe française » de l'ébénisterie. « Comme la mode ou le parfum, le savoir-faire français du travail du bois est largement reconnu à l'étranger », reconnaît l'entrepreneur. Avec cette vitrine, le président de la PME (50 salariés, 5 millions de chiffre d'affaires) qui travaille pour des demeures de luxe, des hôtels ou des commerces espère avant tout séduire la clientèle des riches étrangers vivant par intermittence dans des hôtels particuliers à Paris ou sur la Côte d'Azur.Installé à Nogent-le-Roi en Eure-et-Loir, mais à la limite de la région parisienne, Grégoire Milojévitch a dès le début voulu se développer dans le luxe. Dans les années 1980, alors âgé de 19 ans et tout juste diplômé de l'école Boulle, il crée son entreprise et remporte ses premiers marchés. Il mise alors sur les « produits d'exception », les plafonds ou les escaliers aux formes insensées et « la démesure sur mesure » qu'adorent les nouveaux riches des pays de l'Est ou du Moyen-Orient. SIGébène vient ainsi de remporter un « superbe marché » au Canada avec un des leaders mondiaux de la nouvelle économie qui investit 1,3 million d'euros dans un plafond et 60 portes.Pour séduire ses clients Grégoire Milojévitch mise sur l'innovation avec des esquisses en 3 D de tous ses projets, et un suivi depuis la conception jusqu'à la pose par ses propres équipes, en passant par une production entièrement intégrée. Aujourd'hui SIGébène exporte près de 35 % de sa production. « Mais même en France, insiste le chef d'entreprise, nous travaillons essentiellement pour des clients étrangers ». Pour cela, la PME coopère d'abord avec des architectes d'intérieur français dont la renommée est désormais bien assise en Amérique du Nord ou au Moyen-Orient. Ce marché de niche est occupé par quelques ébénistes français. « Mais nous sommes la seule PME à avoir une telle démarche internationale », souligne son président.Pour limiter les risques hors des frontières, l'entrepreneur ne signe que des marchés importants (en moyenne 180.000 euros) avec paiement de 90 % avant livraison et une marge confortable. C'est pourquoi Grégoire Milojévitch veut poursuivre dans cette lignée. Le showroom de Paris l'aidera à tenir de nouveaux objectifs : « Augmenter l'activité de 30 % à 40 % en cinq ans et pousser l'export à 60 % de l'activité. »

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