Villepin défend son identité politique à Bondy
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« L'élection présidentielle de 2007 devait ouvrir de nouveaux horizons, elle ne l'a pas fait. Tout est à refaire... » Le constat est sans appel. Dominique de Villepin continue de se poser en opposant résolu à Nicolas Sarkozy, avant le jugement de l'affaire Clearstream, le 28 janvier.Ce mardi, l'ancien Premier ministre est à Bondy. Il a choisi la Seine-Saint-Denis pour parler politique de la ville et intégration. Il n'a pas de mots assez durs pour stigmatiser le débat sur l'identité nationale. « On peut faire des bêtises, mais persévérer à ce point, c'est prendre de vrais risques », a-t-il dit samedi sur France Culture.La semaine dernière, Dominique de Villepin a pris le contre-pied du gouvernement, en prônant l'adoption d'une simple résolution sur la burqa. « Évitons les querelles idéologiques ou des problèmes d'application sans fin. 750 euros d'amende pour une femme qui porterait le voile est inapplicable et nous conduirait à l'inverse de ce que nous souhaitons, c'est-à-dire laisser recluses les femmes chez elles », a-t-il dit sur BFM.« tentation idéologique »L'ex-Premier ministre de Jacques Chirac est en revanche opposé au droit de vote des étrangers aux élections locales après le dépôt d'une proposition de loi PS. Pour Dominique de Villepin, qui voudrait, en héritier de la tradition gaulliste, dépasser les frontières droite-gauche, « ça montre malheureusement à quel point la tentation idéologique existe à droite comme à gauche ». H. F.
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