Pernod-Ricard poursuit ses hausses de prix

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Sans le dollar faible et la dévaluation du bolivar vénézuélien, Pernod-Ricard aurait pu fêter un bon premier semestre. Au lieu de cela, le coleader mondial des vins et spiritueux (avec Diageo) affiche un résultat opérationnel courant et un chiffre d'affaires en chute de 11 % et 10 % respectivement, à 1,06 milliard et 3,8 milliards d'euros. Corrigés des périmètres et des taux de change, ils sont pour le premier stable et le second est en baisse de 3 %. Honnête au vu d'une base de comparaison très difficile (les chiffres d'affaires des deux premiers trimestres 2009 étaient en hausse de 7 % et 3 %).Car le groupe a protégé ses prix de la tempête promotionnelle. Ils progressent en moyenne de 1 % à 2 % sur le semestre. Les 15 grandes marques internationales, dont Absolut, Chivas, Martell ou Jameson, voient ainsi leurs volumes baisser de 5 %, pour un chiffre d'affaires en recul de 3 %. « Nous avons préféré parfois ne pas vendre nos vins Jacob's Creek ou Montana en Grande-Bretagne, plutôt que de les céder en promotion », explique le directeur général, Pierre Pringuet. Les 30 marques locales, telles que Royal Stag en Inde, qui représentent 22 % des ventes totales du groupe, sont, elles aussi, restées stables en volume et valeur. « Elles ont joué un rôle de socle de résistance dans la crise, particulièrement intéressant dans les pays émergents pour développer des portefeuilles produits complets et de nouveaux réseaux commerciaux », explique à « La Tribune » le directeur financier, Gilles Bogaert. Comme ailleurs, c'est désormais la Chine, l'Inde ou les pays d'Amérique latine qui tirent la croissance du groupe, tandis que les États-Unis et l'Europe restent durement touchés, hormis la France, qui résiste bien.effet devise stabiliséPlutôt optimiste pour le reste de l'année, Pierre Pringuet a déclaré que les ventes du début de 2010 commençaient en forte croissance et rappelé que la base de comparaison favoriserait désormais les taux de croissance, sans parler de l'effet devise, stabilisé. Il maintient donc un objectif de hausse de 1 % à 3 % du résultat courant. Et ce, malgré une légère augmentation des investissements publi-promotionnels au deuxième trimestre. De juillet à décembre, ces investissements représentaient 17 % du chiffre d'affaires total, contre 17,3 % au même semestre de 2008. Le groupe a par ailleurs rappelé qu'il donnait la priorité à la réduction de sa dette. Sophie Lécluse

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