L'Europe finance les éco-entreprises

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De nombreuses PME européennes développent des produits et services verts mais peinent ensuite à trouver des débouchés commerciaux. C'est pour pallier cette faiblesse que la Commission européenne lance un appel à propositions de 35 millions d'euros. Objectif : cofinancer une cinquantaine de projets « transformant des défis environnementaux en opportunités commerciales ». Les PME retenues pourront bénéficier de subventions de 700.000 euros en moyenne, pouvant couvrir jusqu'à la moitié du coût total du projet. Le programme européen concerne les initiatives dans les domaines du recyclage, des matériaux de construction durables, des aliments et boissons et de green business. Les projets doivent déjà avoir fait leurs preuves du point de vue technique et seront sélectionnés « sur la base de leur approche innovante et de leur potentiel de reproduction commerciale », indique un document de la Commission. L'an dernier, près d'un quart des 202 projets proposés a été retenu. Parmi les 45 dossiers sélectionnés : un nouveau type de bouteille de lait à base de papier et de plastique recyclés, le remplacement des étiquettes en papier sur les fruits par une technologie laser, le recyclage de chaussures, la conversion de pneus usagés en matériaux d'isolation ou encore l'utilisation de plantations de bambous pour purifier les eaux grises issues des bains et douches. Le recyclage, le green business et les aliments et boissons ont raflé la majorité des fonds. C'est le secteur des aliments et boissons qui a affiché le meilleur taux de réussite par rapport au nombre de dossiers présentés. Et c'est la construction durable (nouveaux matériaux réduisant la consommation d'énergie) qui a réalisé la moins bonne performance. La majorité des propositions a une durée de vie de trois ans. Il n'est pas obligatoire d'avoir des partenaires à l'étranger. Près de 55 % des propositions sont venues l'an dernier d'un seul pays et 45 % ont été soumises par des consortiums multinationaux, toujours bien vus par les comités d'évaluation de ce type de programmes, très sensibles à la valeur ajoutée européenne.Pour le commissaire européen à l'Environnement Janez Potonik, cet appel à propositions est « une fantastique opportunité qui doit permettre aux entrepreneurs talentueux d'Europe de présenter de nouvelles idées afin de réduire notre empreinte écologique ». Problème d'alerte en franceEncore faut-il y participer. Les PME espagnoles, allemandes et italiennes sont particulièrement à l'affût de ce type de subventions. L'an dernier, seules 12 entreprises françaises ont pris part à l'appel à propositions contre 45 espagnoles. « Les PME françaises sont au moins aussi inventives que les espagnoles mais elles n'ont pas le réflexe d'aller chercher de l'argent à Bruxelles alors que les Espagnols, eux, ont très vite compris », explique l'ancien eurodéputé Thierry Cornillet, auteur du « Guide des aides de l'Union européenne ». « On a un problème d'alerte en France sur l'argent européen disponible », ajoute-t-il. Voici donc les PME éco-innovantes françaises alertées. Les projets doivent parvenir à Bruxelles d'ici au 9  septembre.

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