Soutien aux PME : autre chose que des mots...

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/>Personne ne le conteste, la vitalité des PME est cruciale pour l\'emploi. Elle l\'est aussi pour le redressement de notre industrie et du commerce extérieur principaux vecteurs de la croissance. Et dans la chaine des valeurs ajoutées qui aboutit à un bien fini, ce sont souvent nos PME qui apportent le plus de maillons véritablement français. Osons le dire, grâce aux PME et aux ETI la situation peut être redressée alors qu\'à fin septembre 2012 le déficit des transactions courantes représente 2,3 % du PIB et celui des biens 3,5 %. Acteurs privés et publics se disent déterminés. Mais il faut plus que des mots pour y arriver. C\'est pourquoi deux ressources sont nécessaires: le financement et l\'information.La solution de l\'autofinancementLe financement doit devenir de l\'autofinancement. Trop de financement externe fragilise les entreprises et amplifie la phase basse du cycle économique. En Allemagne, le taux d\'endettement externe (emprunts bancaires et titres émis sur le marché) par rapport au PIB des sociétés non financières est de 43 % (hors prêts et emprunts intra groupes) à fin septembre 2012 contre 106 en Espagne, 78 % en Italie et 67 % en France. Certains accusent l\'Europe de tous les maux, mais en réduisant les taux d\'intérêt, la politique monétaire de la zone euro a soutenu les entreprises dans la crise. De son coté, la Banque de France, en élargissant fortement le périmètre des prêts bancaires éligibles à son refinancement a contribué au maintien du financement des entreprises. Mais un taux excessif d\'endettement reste une source de fragilité. Il réduit la contrainte apparente de rentabilité, celle des capitaux propres, et permet de reporter les choix structurels. Ceux-là mêmes qui amélioreraient la compétitivité.A contrario, une raréfaction des financements externes pénalise l\'activité des entreprises et par contagion le développement économique. La France, et les chiffres récents sont là, n\'a connu aucune rupture de financement du fait de la crise à l\'inverse de l\'Espagne (- 8,1% en rythme annuel fin 2012), du Royaume-Uni (- 4,2%), et de l\'Italie (-2,3%). Pour les PME, l\'augmentation des crédits bancaires en 2012 a été de 2,1%, soit davantage que la croissance du PIB. Sans doute, les entreprises attendaient beaucoup plus, on est loin cependant du crédit crunch. 3000 PME interrogées par la Banque de France voient, au dernier trimestre 2012, 83 % de leurs demandes de crédit à l\'investissement satisfaites en totalité. Un taux élevé, comparable à ce qui est observé en moyenne en Allemagne. Mais ne nous trompons pas d\'analyse, la progression des crédits reste faible. Et l\'offre de crédits de trésorerie semble se restreindre pour les PME. Seulement 53 % des demandes sont satisfaites en totalité. Un niveau inquiétant, en diminution régulière, depuis quelques trimestres. Conscient de cette évolution, le Gouverneur de la Banque de France a solennellement attiré l\'attention des banques. Qui peut s\'en plaindre ?L\'information: un bien précieuxAutre ressource, l\'information. Nos décideurs, sans connaissance précise, rapide, fiable et actuelle de la réalité économique peuvent-ils effectuer des choix justes, rationnels et corriger des déséquilibres naissants ? Dans une économie numérique et mondialisée l\'information économique est désormais un bien précieux et un enjeu de la compétition internationale. Les pays émergents l\'ont bien compris. Ils développent activement des productions statistiques multiples et de qualité. Et l\'information première réside aujourd\'hui dans les entreprises. Elles seules connaissent la réalité de leurs fournitures, leurs volumes de production, de ventes ou leurs ressources de natures diverses. Les établissements financiers n\'ont, en revanche, qu\'une vision partielle, quantitativement et qualitativement, de l\'économie réelle. La Banque de France, qui établit la quasi-totalité des statistiques financières l\'a bien compris. Elle s\'est rapprochée des PME et procède par enquêtes afin d\'alléger le plus possible la charge pour les entreprises. Elle effectue ensuite des traitements statistiques et publie des informations, accessibles à tous, de façon agrégée mais détaillée. Pour aider au financement des PME nous avons tous besoin d\'en savoir plus sur elles, sans passions. Et même si cela ne va pas de soi, les PME sont prêtes à jouer le jeu de la transparence et de la publication de leurs données. Encore faut-il garantir une protection de ces données, les plus sensibles, face à la concurrence. Nous en avons conscience et c\'est pourquoi nous travaillons ensemble en toute clarté. Car en contribuant à affiner l\'information économique, indissociable d\'une action publique adaptée aux grands enjeux actuels, les banques rendront service à l\'économie française et les PME se rendront service à elles-mêmes. 

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