Comment BT compte profiter de la crise en Europe

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Alors que BT a confirmé la semaine dernière son retour aux bénéfices, le groupe britannique de télécoms espère continuer à profiter... de la crise. « Nos services sont absolument essentiels pour permettre à nos clients de grandir, explique Luis Alvarez, son directeur Europe et Amérique latine, dans une interview à « La Tribune ». Nous pouvons leur apporter des gains de productivité nécessaires alors que l'économie reste molle. »L'exemple le plus simple vient de la réduction « de 10 % à 15 %  » des frais de transport dans les entreprises, selon Luis Alvarez. « L'utilisation des conférences téléphoniques a fortement progressé », explique-t-il. Autre exemple : BT développe des bases de données virtuelles (grâce à l'informatique à distance), qui permettent à ses clients de ne pas avoir à investir dans d'importants serveurs informatiques. Résultat, en Europe, BT a signé pour 6 milliards de livres (7 milliards d'euros) de nouvelles activités l'an dernier (avril 2009 à mars 2010).BT, qui en Europe travaille essentiellement avec de très grands clients, profite aussi de la crise quand ceux-ci se diversifient dans les pays émergents. Étant présent à travers le monde, l'entreprise britannique peut les suivre. « Fiat a par exemple ouvert son plus grand centre industriel au Brésil et nous l'avons suivie », explique Luis Alvarez. Tout comme le chimiste BASF en Asie.96.000 employésPour le groupe britannique, ce travail auprès des grandes entreprises, qui représente 42 % de son chiffre d'affaires, est essentiel. C'est cette division (intitulée « global services ») qui avait essuyé une grosse perte en 2008/2009. Pour se redresser, l'entreprise a supprimé 35.000 emplois - directs et indirects - depuis deux ans (il lui reste 96.000 employés). Cela lui a permis de réaliser un bénéfice avant impôts de 1 milliard de livres (1,1 milliard d'euros) en 2009/2010, après à une perte de 244 millions l'année précédente. Pour l'année à venir, BT espère faire « mieux que le marché » en Europe qui « sera plat ». Faire mieux que zéro donc. Eric Albert, à Londres

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