Libre-échange UE-US : l'exclusion des services financiers, la revanche d'Obama ?

Barack Obama a-t-il mis sa menace à exécution? Le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew aurait en effet prévenu que le secteur des services financiers serait exclu des négociations, selon Le Figaro. Une position qui rejoint celle de la Maison-Blanche. Lael Brainard, sous-secrétaire au Trésor chargée des affaires internationales, a expliqué récemment que les Etats-Unis \"ne voulaient pas qu\'un accord commercial devienne un obstacle ou une excuse pour retarder les réformes financières\".Selon elle, les principes de la régulation financière ont été approuvés lors du sommet du G20 à Pittsburgh en 2009. Les Etats-Unis attendent \"de leurs partenaires qu\'ils appliquent\" ces accords et \"ne veulent pas ouvrir de nouvelles discussions sur de nouvelles règles, avec de nouvelles échéances\". Sachant que le président américain avait promis des \"représailles massives\" si le secteur de l\'audiovisuel était exclu du champ des négociations pour un partenariat transatlantique. Pas d\'audiovisuel, pas de services financiers?Or l\'exception culturelle n\'est et ne sera pas au programme. C\'est en tout cas ce qu\'assure le député européen Alain Lamassoure, malgré l\'espoir du commissaire européen d\'y revenir dans un second temps. \"Lorsque le Traité de Lisbonne a été rédigé, nous avons introduit une clause selon laquelle les négociations commerciales internationales donnent lieu à un accord à la majorité pour les gouvernemeents sauf sur la culture. Si un pays estime qu\'il y a danger, il peut utiliser son droit de veto. Or tout le monde sait que la France utiliserait son droit de veto si la question revenait sur le tapis. Il n\'y a donc pas d\'inquiétude à avoir\", avait-il confié à La Tribune, fin juin, au moment où la déclaration de José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, au sujet du côté \"réactionnaire de certains pays\" avait fait scandale. 70% des échanges financiers se font entre l\'UE et les USALe commissaire européen chargé des services financiers, Michel Barnier, a toutefois assuré qu\'il continuerait à plaider pour que les services financiers fassent partie des discussions. Il a défendu la nécessité d\'inclure \"la totalité des services financiers, pas seulement l\'accès aux marchés financiers, mais les aspects réglementaires\" dans les pourparlers, jeudi devant quelques journalistes, lors d\'un déplacement à Washington, prenant soin de rappeler que 70% des échanges financiers au niveau mondial se faisaient entre les Etats-Unis et l\'Europe. Ce, bien que ses interlocuteurs américains, parmi lesquels le négociateur en chef de l\'accord de libre-échange, Dan Mullaney, ainsi que la présidente de l\'Autorité boursière américaine (Securities and Exchange Commission), Mary Jo White, soient \"plutôt contre\". La partie est loin d\'être gagnée.  >> Lire aussi:Accord de libre-échange UE-USA: le monde nous regarde! (édition abonnés)Libre-échange: le syndrome du village d\'Astérix

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