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« Je veux participer à la Coupe du monde de rugby en 2011 »

La Tribune

Publié le 18 juillet 2010 à 21:24 - Mis à jour le 18 juillet 2010 à 21:24

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Sylvain Marconnet, Biarritz OlympiqueAprès treize années au Stade Français, le pilier international signe à Biarritz. Son objectif : participer à la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande l'année prochaine.A Paris, vous étiez un cadre, vous voilà obligé de faire vos preuves à nouveau...Oui, mais c'est aussi ce que je cherchais en quittant le Stade Français. Je voulais sortir d'un certain statut pour me remettre en question.C'est un pari risqué...C'est vrai que je me mets en danger. Dans un an se profile une Coupe du monde. Je suis frustré de ne pas avoir participé à celle de 2007 et j'aimerais finir ma carrière internationale en jouant celle de 2011. Dans cette optique, ça me semblait être un bon choix de quitter mon confort pour relever un nouveau défi.Vous postulez donc clairement pour la sélection en vue de cette échéance...Je vais tout faire pour y participer. Maintenant, les sélectionneurs prendront une décision. Je suis disponible. Si je n'avais pas cet objectif, je pense que j'aurais arrêté à Paris. Pour être le plus performant, il fallait que je change de club.Par rapport à l'anonymat parisien, le Pays Basque représente un contexte complètement différent, non ?C'est vrai. Au quotidien, il y a des centaines de personnes qui suivent les entraînements. Ça fait partie du charme local. C'est une région où il y a beaucoup de passionnés de rugby qui aiment le Biarritz Olympique et qui le montrent chaque jour. On n'a pas encore attaqué la saison, donc ce n'est pas pesant, mais je pense qu'après les défaites, ça doit tailler du petit bois !La saison dernière, au Stade Français, a été éprouvante. Est-ce cet environnement et cette atmosphère qui vous pesaient ?Oui, c'était un peu difficile. Le rugby, pour moi, reste une passion et un jeu. C'est devenu un métier, c'est une chance, mais je ne veux pas que le professionnalisme empiète là-dessus.Cela signifie-t-il que l'état d'esprit très « famille » du Stade Français appartient désormais à l'histoire ancienne ?Oui, ça s'est un peu estompé, ou alors c'est moi qui ai vieilli, qui n'ai pas vu le rugby évoluer. Mais c'est vrai que j'ai quitté le Stade Français entre autres parce que je ne me reconnaissais plus dans son fonctionnement. Les joueurs n'ont pas toujours été écoutés. On nous faisait endosser tout le poids des défaites. Il y a eu peu de compassion de la part de notre direction. Donc, j'ai préféré leur tourner le dos. Propos recueillis par RMC Sport

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