Trèves vise l'équilibre financier en 2010

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« Le chiffre d'affaires a baissé de 17 % en 2008 et il reculera encore de 20 % à 25 % cette année, à 500-550 millions d'euros. »équipementier autoEn début de semaine, la cour d'appel de Reims a annulé la procédure de fermeture de l'usine Trèves d'Aÿ-en-Champagne (Marne), qui emploie 134 personnes. Le spécialiste du textile pour l'automobile n'en est pas moins déterminé à finaliser avant décembre son plan de fermeture de deux sites dans l'Hexagone (Aÿ et Crépy-en-Valois, dans l'Oise, qui compte 98 personnes). Au total, le groupe familial aura « supprimé 642 postes dans l'Hexagone, près d'un millier en Europe (hors France) et une centaine en Amérique latine », nous indique Joël Coque, son directeur général exécutif. Trèves conservera, après le plan, 1.300 personnes en France et quatre usines.« Il faut fermer Aÿ, car ce site fournit des équipementiers, qui sont implantés à 98 % au Maghreb ou en Europe de l'Est. Le coût du transport équivaut au prix de vente du produit sur le march頻, souligne Joël Coque, qui ajoute : « L'activité de Crépy sera regroupée avec celle de l'usine de Cateau-Cambraisis. »Trèves subit structurellement la chute progressive de la production de Renault et PSA en France ainsi que, conjoncturellement, les effets de la crise. « Le chiffre d'affaires avait baissé de 17 % en 2008 et il reculera encore de 20 à 25 % cette année à 500-550 millions d'euros », précise le DG. Les usines tournent à la moitié des capacités aujourd'hui. Le problème du groupe, c'est qu'il « n'a pas gagné d'argent depuis 2003-2004. Cette année, nous enregistrerons encore une perte d'exploitation ».savoir-faire reconnuTrèves avait déjà procédé à un « plan de restructuration en 2006-2008 portant sur la suppression de 1.500 postes en Europe ». Avec l'actuel plan ? qui devrait d'ailleurs coûter beaucoup plus cher que le précédent (55 millions d'euros), « nous visons un retour à l'équilibre pour 2010 et des profits pour 2011 ». Mais les suppressions de postes ne sont pas le seul levier. « Nous avons aussi diminué de 40 % les frais de fonctionnement en douze mois et les investissements de 35 %. »Trèves, qui dispose d'un savoir-faire reconnu, bénéficie d'une prise de participation à hauteur de 33 % du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA). Abondé par l'État, Renault et PSA, le FMEA a injecté 55 millions. Alain-Gabriel Verdevoye

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