Les Rencontres patrimoniales à Montpellier : Comment faire fructifier son patrimoine avec la nouvelle loi de Finances 2013 ?

En discussion au Parlement depuis plusieurs semaines, la nouvelle loi de Finances pour 2013 est dans les esprits de tous les investisseurs et des contribuables qui souhaitent développer leur patrimoine, dans une période où les repères traditionnels sont parfois chamboulés. Les nouvelles dispositions fiscales étaient donc tout naturellement au centre des Rencontres patrimoniales qui se sont tenues mercredi 14 novembre à Montpellier, quatrième étape (après Toulouse, Bordeaux et Lyon) de ce cycle de conférences animées par Pascale Besses-Boumard, rédactrice en chef à La Tribune (Finance et Marchés).« Nous vivons en ce moment une période inédite de taux d\'intérêt très bas. Notre travail de banquier aujourd\'hui consiste à rassurer le client et à l\'accompagner, dans le respect de la déontologie bancaire », a souligné Catherine Nebout, directrice commerciale régionale bancaire de La Banque Postale, avant de rentrer dans le vif du sujet fiscal avec Philippe Giraud, responsable du Développement des conseillers en gestion de patrimoine (CGP) de l\'établissement. «Ce projet de loi Finances, a-t-il expliqué, pourrait modifier de nombreux paramètres. Dans cet environnement, il est nécessaire de rester sur les fondamentaux. Diversifier ses investissements pour partie sur des supports financiers, et pour partie en immobilier ».Des outils à privilégier« Dans le contexte actuel de baisse des taux à court et moyen long terme, a détaillé cet expert de la gestion de patrimoine, les Livrets (A, LDD) offrent un rendement net d\'impôt intéressant de 2,25%. Par ailleurs, le projet de loi, s\'il prévoit d\'alourdir significativement la pression fiscale, notamment en alignant la fiscalité des revenus et des plus-values du capital sur les revenus du travail, ne remet pas en question les avantages spécifiques du PEA ou encore de l\'assurance vie. Ces deux enveloppes fiscales restent des outils à privilégier ». Sur ces points, Philippe Giraud a multiplié les cas de figure pour bien détailler la nouvelle donne, essentielle pour l\'optimisation du patrimoine. En matière d\'immobilier, ce spécialiste de La Banque Postale conseille d\'investir dans les appartements meublés (résidences d\'affaires, étudiantes ou seniors). Car il s\'agit d\'un type de bien immobilier qui offre deux avantages : la réduction d\'impôt (Censi-Bouvard) et l\'amortissement du bien générant des revenus peu ou pas fiscalisés. A noter que le dispositif Scellier sera supprimé au 31 décembre, et remplacé en 2013 par le dispositif Duflot avec un caractère plus social. Mais attention, a prévenu Philippe Giraud , « chaque situation est singulière. Il est pour nous indispensable d\'en tenir compte, afin de proposer à nos clients des solutions adaptées et adaptables ».Les banques jouent le jeu !Les banquiers présents dans la salle n\'ont pas pu éviter les habituelles remarques sur leur frilosité au moment d\'accorder des prêts aux entreprises. « Avant, il suffisait de 20 à 30 % de réservation ferme pour obtenir le déblocage des fonds et le démarrage des travaux du programme. Aujourd\'hui, lorsque je l\'interroge, le banquier me demande 50 à 60 % de ventes. Moi, je note un coup de frein », a ainsi lancé André Deljarry, promoteur immobilier et président de la CCI Montpellier. « Je ne crois pas que les banques ne jouent pas le jeu, a aussitôt rétorqué André Taboni, Responsable Territorial Bancaire Méditerranée de La Banque Postale. « Le métier de la banque c\'est de prêter de l\'argent et de financer l\'économie.». Et André Taboni de rappeler que « que depuis le début de l\'année la production de crédit à destination des entreprises est en augmentation de 4 % ». 

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