Contre la "taxe Nutella", les industriels affûtent leurs armes

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Aubaine pour les producteurs de pâte à tartiner, chips, et autres biscuits contenant de l’huile de palme. Le rejet du projet de loi de Finance de la Sécurité sociale par les sénateurs, mercredi, laisse entrouverte la porte d’un abandon de cette mesure. Les industriels comptent bien s’y engouffrer en faisant entendre leur voix auprès des consommateurs et des parlementaires. Si Ferrero fait du bruit, ce vendredi, en publiant une double page de publicité dans la presse et en lançant un site internet à destination du grand public pour y détailler la composition de son produit-phare, le fabricant italien n’est pas le seul à manœuvrer.Le \"précédent Danois\"Les industriels français eux aussi, s’organisent pour tenter de faire reculer les législateurs. Quatre associations du secteur en France regroupés au sein du groupement Industries de Première Transformation de l’Agriculture (IPTA) ont publié jeudi une lettre commune. Leur message : cette augmentation de la taxe sur l’huile de palme est \"arbitraire\". Contrairement à ce qu’avance l’amendement déposé par la Commission des affaires sociales du sénat, elle “n’est pas efficace pour la santé“  argue Hubert Bocquelet, secrétaire général de la Fédération nationale des industries des Corps gras. Ce dernier met en avant une tentative qui tombe  à pic. Une telle  “taxe Nutella“ a en effet et testée au Danemark. Ses objectifs étaient semblables à ceux de la France, puisqu\'il s\'agissait de lutter contre les risques de maladie cardio-vasculaires entrapinés par la trop forte consommation d\'acides gras saturés contenus notamment dans l\'huile de palme. Au Danemark, cette contribution spéciale n’aurait vraiment “pas modifié le comportement des consommateurs“ avance Hubert Boquelet. D\'ailleurs, mardi, le ministère des Finances du pays a décidé de l’abandonner, arguant que cette taxe était susceptible de freiner la croissance et risquait d’entraîner des pertes d’emploi.En Malaisie aussi...A ces protestations françaises, s’ajoutent celles des producteurs malaisiens et ivoriens d’huile de palme qui ont déjà fait connaître leur mécontentement et réfutent l\'idée que l\'exploitation de l\'huile de palme nuit à l\'environnement,comme l\'affirment des experts cités notamment par l\'ONU. L’IPTA dit être en relation avec leurs représentants. La “bataille du Nutella“ ne semble donc pas prête de se terminer…

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