Le Sénat américain prêt à contrer les engagements d'Obama

« Nous voulons rappeler que le président et ses collaborateurs n'ont pas l'autorité pour engager les États-Unis dans un accord international. » L'un des responsables de l'opposition républicaine au Sénat, Jon Kyl, a pris note des efforts de l'administration Obama pour arracher un accord à Copenhague. Mais que ce soit en matière de gaz à effet de serre (GES) ou d'aide aux pays en développement, les sénateurs républicains, ainsi que des élus démocrates, sont prêts à en découdre avec la Maison-Blanche sur les promesses prises en amont et au cours du sommet.En novembre, les États-Unis ont proposé de réduire leurs émissions de GES de 17 % (en 2020) par rapport à leur niveau de 2005, soit 3 % sous le niveau de 1990, l'année de référence. Et à Copenhague, la secrétaire d'État, Hillary Clinton, a déclaré que Washington était prêt à coopérer avec d'autres pays « pour mobiliser ensemble 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020 afin de faire face aux besoins des pays en développement face au changement climatique ». N'hésitant pas à déformer ses propos, Jon Kyl a affirmé qu'Hillary Clinton « s'est engagée pour les États-Unis à dépenser 100 milliards » et a martelé que « le Sénat aurait son mot à dire ».De manière plus factuelle, le sénateur Kyl a rappelé qu'une réduction de 17 % des émissions de CO2 n'a pas été approuvée par l'ensemble du Capitole. Cet objectif est conforme au projet de loi adopté par les représentants en juin. Mais les sénateurs « essayeront » pour leur part de voter un texte « au printemps 2010 », a précisé le chef de la majorité démocrate, Harry Reid. Les élus démocrates des régions productrices de charbon (Montana, Virginie-Occidentale?) sont généralement hostiles à l'instauration d'un marché de négociation de crédits d'émissions de gaz carbonique, qui, selon eux, détruira des emplois. nocifs pour la santéPour tenter de leur forcer la main, l'Agence de protection de l'environnement américaine (EPA) a décrété que les GES étaient nocifs pour la santé, ce qui lui permettra de limiter les émissions des plus gros pollueurs industriels sans l'aval du Capitole. Mais les républicains vont déposer une « mesure de désapprobation » pour contrer cette décision. C'est donc à Washington, et non à Copenhague, que les objectifs climatiques de Barack Obama risquent de rencontrer le plus de résistance. Éric Chalmet, à New York

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