Le président de la République tente d'apaiser la grogne des enseignants
La Tribune
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En 2009, l'éducation et la recherche avaient chacune de leur côté eu droit aux voeux de Nicolas Sarkozy. En 2010, le chef de l'État les réunissait à Saclay. Cette année, il a fait au Grand Palais un « package » éducation-mondes de la connaissance et de la culture...Nicolas Sarkozy n'a pas hésité pour autant à aborder les sujets qui fâchent, notamment les suppressions de postes (plus de 65.000 depuis 2007) qui ont valu à ses voeux d'être boycottés par la plupart des syndicats d'enseignants (FSU, Sgen-CFDT, Unsa Education, CGT, Solidaires). « L'éducation est malmenée. Et alors que le monde est de plus en plus en concurrence, on poursuit les suppressions de postes ! », dénonce Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa. Connaissant ces critiques, Nicolas Sarkozy leur a demandé ce mercredi de réfléchir non en quantité, « mais en qualité ». En vertu de quoi, il a promis une amélioration de la réforme de la formation des enseignants, fustigée pour son manque de stages pratiques, mais aussi de leur rémunération. Promise par Luc Chatel en compensation du relèvement du niveau d'études (au niveau master), celle-ci n'a pour l'heure bénéficié qu'aux débuts de carrières.Journée d'action le 22 janvierMais cela ne devrait pas suffire à apaiser la grogne des enseignants qui ont programmé une journée d'action ce 22 janvier. Après la publication du détail des 16.000 suppressions de postes par académie prévues pour la rentrée 2011 (« La Tribune » du 23 décembre 2010), les recteurs, auxquels cette tâche incombe désormais, procédent actuellement aux répartitions. D'après les premières tendances recueillies par les syndicats, les recteurs, tentant de ne pas fermer de classes dans le primaire, taillent dans les intervenants de langues, les Rased, les conseillers pédagogiques et réduisent la scolarisation des moins de trois ans. Dans le secondaire, où 15.600 élèves de plus son attendus au collège, les effectifs par classe sont augmentés et les dotations horaires revues à la baisse. Face à la grogne des élus locaux, y compris de la majorité, il aurait été discrètement recommandé aux recteurs de repousser ces décisions après les cantonales de mars. Clarisse Jay
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