Xavier Niel « préfère se taire que se censurer » et snobe la conférence de Free
La Tribune
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Xavier Niel n\'a pas assisté à la présentation à la presse des résultats annuels du groupe Iliad ce mardi matin : le fondateur de Free, vice-président du conseil d\'administration d\'Iliad, la maison-mère, et son principal actionnaire, a fait lire un petit message par son directeur général, Maxime Lombardini, pour excuser son absence. « Une décision de justice m\'ayant récemment interdit l\'usage de quelques mots essentiels, je préfère me taire plutôt que me censurer. » Le bouillant patron de l\'opérateur télécoms fait référence au jugement du 22 février dernier du tribunal de commerce de Paris qui a condamné Free, Iliad et Free Mobile à payer 20 millions d\'euros de dommages et intérêt à Bouygues Telecom pour dénigrement constitutif de concurrence déloyale et les a enjoint de « ne plus utiliser les termes et le champ lexical violent et injurieux utilisé [au lancement de Free Mobile], notamment ceux d\'arnaque, de racket et d\'escroquerie, sous astreinte de 100.000 euros pour chaque allégation constatée. »Le patron n\'a pas snobé les analystesUne addition pour le moins salée. La condamnation était même de 25 millions mais le tribunal en a déduit 5 millions d\'euros car il a également condamné Bouygues pour dénigrement. Iliad a fait appel de ce jugement. Le conseil d\'administration a-t-il jugé que les écarts de langage de Xavier Niel, qui avait lui-même reconnu être allé « un peu trop loin » lors du lancement de Free Mobile le 10 janvier 2012, lui avait déjà coûté assez cher ou bien caprice de star d\'un patron réputé un brin sanguin ? En fait Xavier Niel n\'a snobé que les journalistes, friands de ses déclarations à l\'emporte-pièce, et a bien assisté à la présentation aux analystes dans la matinée... L\'action Iliad gagne 6% ce mercredi à la mi-journée après la publication de résultats supérieurs aux attentes et a atteint un nouveau record historique au-delà de 161 euros.
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