Le succès de l'Habsbourse

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et si la Bourse de Vienne réussissait là où les grands marchés d'Europe occidentale ont échoué ? Si elle arrivait à créer une entreprise indépendante, fédérant des places européennes trop petites pour survivre, tout en respectant les diversités nationales ? En lançant la phase 2 de l'intégration des Bourses de Vienne, Budapest, Prague et Ljubljana, Michael Buhl et Heinrich Schaller, les deux coprésidents de Wiener Börse, ne ressuscitent pas feu l'empire des Habsbourg, mais créent un véritable établissement paneuropéen (lire page 25). Après avoir pris le contrôle de ses concurrentes d'Europe centrale, la Bourse de Vienne les réunit aujourd'hui dans une structure commune. Pour des économies de coûts, bien sûr, mais aussi pour créer un marché d'une taille suffisante pour séduire les investisseurs internationaux. L'opération n'est pas achevée, mais le pari est bien engagé. Unis, ces quatre établissements implantés dans l'ancienne Autriche-Hongrie captent près de la moitié de la capitalisation boursière d'Europe centrale et un tiers du volume des transactions. C'est, toutes proportions gardées, ce que cherchaient à faire, à l'échelle du continent, Euronext (depuis Paris), OMX (depuis la Scandinavie) et le London Stock Exchange. C'est ce que ces trois grandes Bourses ont raté. Euronext est passé sous le contrôle du New York Stock Exchange, OMX est tombé dans le giron du Nasdaq. Quant au mariage entre le London Stock Exchange et Borsa Italiana, il a connu, début avril, un nouveau soubresaut. Massimo Capuano, l'homme qui avait arrimé la Bourse de Milan à celle de Londres, a spectaculairement claqué la porte. Il est vrai que la Wiener Börse détient un avantage sur toutes ses rivales : elle n'agit pas sous la contrainte, elle n'est pas... cotée ! pagay@latribune.frpierre- angel gay

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