Voiture électrique : Toyota investit dans le californien Tesla

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Déjà champion du monde de l'hybride, Toyota croit aussi à la voiture tout électrique. Il a annoncé en fin de semaine dernière qu'il allait investir 50 millions de dollars (40 millions d'euros) dans le constructeur californien spécialisé Tesla. Une somme modeste pour le géant japonais, qui va lui donner environ 2,5 % du capital de l'entreprise. Dans le même temps, Toyota cède à la société américaine son usine Nummi (New United Motor Manufacturing Inc) de Fremont, en Californie où il produisait, jusqu'au mois d'avril dernier, ses berlines Corolla et Tacoma.Le construteur japonais s'était attiré de multiples critiques lorsqu'il avait décidé en août 2009 de fermer ce site qu'il détenait en commun avec General Motors. Une usine capable de produire un demi-million de voitures pas an et qui employait 4.500 salariés. Le site avait une longue histoire. Construit par General Motors, il avait été fermé par le géant américain en 1982, puis rouvert deux ans plus tard sous forme de coentreprise avec Toyota. Il s'agissait alors de la première implantation du japonais aux états-Unis. modèle haut de gammeTesla, pour sa part, installé dans la Silicon Valley, a été fondée en 2003 par Elon Musk, le créateur du site de paiement en ligne PayPal. La marque est devenue l'icône de la voiture électrique aux états-Unis. Elle va utiliser l'usine reprise à Toyota pour produire sa berline haut de gamme entièrement électrique, la Model S, qui devrait être vendue à partir de 49.000 dollars dès 2011. Un modèle sur lequel Tesla promet une autonomie de 300 miles (483 kilomètres) par recharge. Ensuite, l'usine devrait aussi produire les futurs modèles pour tous publics que la société californienne compte développer. La résurrection de l'usine va créer 1.000 emplois, selon le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger. En mai 2009, Tesla avait entamé une coopération avec Daimler, qui avait pris 10 % de son capital. Son objectif était de bénéficier du savoir-faire de l'allemand en matière de batteries lithium-ion. Tandis que Tesla fournissait à Daimler les batteries de ses Smart électriques. L'allemand a néanmoins réduit sa participation à 5 % en juillet dernier.L'accord entre Tesla et Toyota devrait profiter aux deux groupes. Le premier va beaucoup apprendre du japonais en matière d'industrialisation. Et le second tente ainsi de redorer son image aux états-Unis, entachée par les rappels massifs de véhicules défectueux auxquels il a été contraint ces derniers mois. Odile Esposito

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