Les impôts font cohabiter Obama et conservateurs

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Le nouveau Congrès américain, assorti d'une majorité républicaine à la Chambre, n'entrera en fonction qu'en janvier, mais déjà, les démocrates tirent les leçons de leur défaite aux législatives de novembre. Ils ont accepté de prolonger les réductions d'impôts consenties sous l'ère Bush à tous les contribuables, y compris les plus aisés. Ces cadeaux fiscaux, prévus pour dix ans, arrivaient à échéance en fin 2010. Marquant officiellement le début de la cohabitation, le président Obama a signé le texte de loi vendredi. Donnant-donnantLes démocrates ont toutefois obtenu quelques satisfactions : un allongement des indemnités pour les chômeurs de longue durée et la limitation des réductions d'impôts à deux ans. Le vif débat sur les contribuables fortunés et l'impôt sur les successions refera donc surface lors de la prochaine campagne présidentielle, en 2012... En attendant, il fallait, dans un contexte de reprise molle (le PIB devrait croître de 2,5 % en 2010) et de chômage de masse (9,8 %), injecter de l'argent frais dans l'économie pour stimuler l'activité et les créations d'emplois. Au total, le « package » équivaut à un nouveau plan de relance de 858 milliards de dollars. Si certains démocrates réfractaires à l'adoption du texte estiment qu'il privilégie les hauts revenus tout en hypothéquant la solvabilité des caisses publiques de retraite (le taux de cotisation passe de 6,2 % à 4,2 % pour les salaires allant jusqu'à 106,800 dollars), d'autres, à droite comme à gauche, s'inquiètent du déficit fédéral, qui atteint 8,9 % du PIB, soit 1.300 milliards de dollars. De son côté, le président Obama s'est dit « convaincu que le dispositif de réductions d'impôts, même imparfait, aidera l'économie à croître et à créer des emplois dans le secteur privé », et, si tou va bien, remplir les caisses de l'État. Lysiane J. Baudu

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