Bolloré prêt à reprendre Pininfarina

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cite>Bolloréeacute; « pourrait entrer au capital de Pininfarina », avec qui il a développé la voiture électrique, a affirmé vendredi son patron Vincent Bolloréeacute;. Sans préciser le délai ni le montant de la participation éventuelle. Interrogé sur l'avenir du carrossier transalpin en crise, partenaire italien, le dirigeant a précisé : « Nous avons pris une option pour reprendre 50 % de notre filiale commune » pour la conception, la production et la commercialisation de voitures « zéro émission ». Mais, le groupe breton est prêt à aller plus loin dans son engagement auprès du partenaire italien, en cas de besoin. Bolloréeacute;, qui vient de remporter l'appel d'offres pour Autolib', s'est engagé auprès de la Mairie de Paris à mettre « à disposition 250 Bluecar électriques au 30 septembre prochain ». Pour, finalement, « livrer 3.500 véhicules d'ici à 2016 » dans la capitale mais aussi dans « 50 à 80 communes d'Île-de-France ». À ses détracteurs qui doutent de la faisabilité du projet, Vincent Bolloréeacute; a rétorqué vendredi que le véhicule était techniquement prêt. Pour le fabriquer, il dispose d'une usine à Turin appartenant à un sous-traitant de Pininfarina mais aussi de Ferrari. Des capacités sont aussi disponibles chez Pininfarina lui-même. En dehors du projet Autolib', Bolloréeacute; assure avoir déjà reçu 8.000 précommandes pour sa Bluecar. Une vitrine importante « Ce qui limite notre production, ce sont les capacités de fabrication de batteries ». Mais « nous avons pour cela une usine à Quimper (Finistère) d'une capacité de batteries pouvant équiper 12.500 voitures. En janvier 2011, nous poserons d'ailleurs la première pierre d'une extension de l'usine ». Au Canada, le groupe affirme également posséder « un potentiel de batteries pour 5.000 véhicules dès juin 2011 ». Bolloréeacute; a choisi des batteries lithium-métal-polymère, plus sûres et moins sensibles aux températures que celles au lithium-ion, selon le dirigeant. Le coût de la voiture avec une telle batterie ? « 60.000 euros si on en fait dix, 20.000 euros si on en fabrique 10.000. Et à terme 10.000 euros seulement », souligne Vincent Bolloréeacute;. Pour le groupe, « l'investissement dans Autolib' représentera au total au moins 100 millions d'euros ». Le patron n'en attend pas... un rapide retour sur investissement. « L'équilibre financier ne sera pas atteint avant sept ans au mieux. Mais, Autolib' sera une vitrine importante » pour fomenter la vente de batteries Bolloréeacute;.

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