Avtovaz, allié russe de Renault, reprend son compatriote Ijavto

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L'Alliance Renault-Nissan avance ses pions en Russie. Le partenaire russe de Renault et premier constructeur automobile local Avtovaz a signé vendredi une lettre d'intention pour investir environ 175 millions d'euros dans son compatriote Ijavto. « Nous avons l'intention d'acquérir 100 % des actions du groupe automobile l'année prochaine », a affirmé à cette occasion le président du célèbre fabricant des Lada, Igor Komarov. Un accord crucial pour l'Alliance, actionnaire de référence d'Avtovaz. Contrôlé par la Sberbank, Ijavto fabrique aujourd'hui des... Lada Classic - un modèle très ancien - ainsi que des véhicules de Kia Motors. Avtovaz remplacera désormais le constructeur coréen comme partenaire stratégique.L'investissement doit permettre à Ijavto, à l'histoire mouvementée, de se moderniser et se concentrer sur de nouveaux produits pour Lada, mais aussi Renault et Nissan. Ce constructeur, dont l'usine est chroniquement surdimensionnée, dispose d'une capacité de production de 360.000 véhicules par an. Un potentiel non négligeable pour l'Alliance, qui concentre ses fabrications dans l'usine-géante de Togliatti (Avtovaz), de Moscou (Renault) et de Saint-Pétersbourg (Nissan). Oubliées les bisbillesLe PDG de Renault et Nissan Carlos Ghosn ne voit-il pas le marché automobile russe friser les 4 millions d'unités en 2015 ? Il veut aussi que Renault, Nissan et Avtovaz conservent une pénétration cumulée de 40 %. Il leur faut donc des capacités additionnelles. Cette année, le marché russe en forte croissance doit atteindre 1,9 million. Sur onze mois, les immatriculations ont crû de 28 % à 1,7 million (utilitaires légers compris). Principal bénéficiaire de ces mesures, Avtovaz qui a vu ses ventes augmenter de 45 % à 467.550 véhicules (sur onze mois).Les principaux actionnaires d'Avtovaz sont, outre Renault (25 % plus une action), le conglomérat russe Rostekhnologuii (25,1 %) et la banque d'investissement Troïka Dialog (25 %). Mais ces derniers devraient céder à eux deux 10 % à Nissan, selon le patron de Rostekhnologuii, Sergueï Tchemezov. Les Russes pourraient même céder jusqu'à 25 % de parts supplémentaires à Renault et à son allié japonais. Oubliées les bisbilles qui avaient un temps entaché les relations entre le français et Avtovaz, en crise l'an dernier. Renault lui fournit notamment la plate-forme de la Dacia logan, sur la base de laquelle seront lancés en mars 2012 un break et une fourgonnette Lada. Fin 2012, Togliatti fabriquera aussi un véhicule sur cette plate-forme pour Nissan, puis, en 2013, des modèles pour Renault. Alain-Gabriel Verdevoye

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