En Bourse, RIM fait figure de Petit Poucet face au géant Apple

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L'américain Apple et le canadien Research In Motion (RIM), ce sont un peu les Laurel et Hardy des valeurs technologiques. Le premier pèse 294 milliards de dollars à Wall Street. Ce qui fait de la firme de Steve Jobs la troisième capitalisation boursière mondiale, derrière les groupes pétroliers Exxon Mobil (363 milliards) et PetroChina (307 milliards). RIM fait figure de Petit Poucet, avec une capitalisation de 31 milliards de dollars, près de dix fois inférieure à celle d'Apple. L'écart entre les deux groupes s'est particulièrement creusé cette année, leurs cours de Bourse ayant évolué aux antipodes. Alors que l'action Apple s'envole de 52 % depuis le 1er janvier, le titre RIM décroche de 13,6 %. Résultat, Apple se paie 16,5 fois le bénéfice par action estimé pour 2011, selon le consensus de prévisions élaboré par l'agence Bloomberg, quand RIM se traite sur la base d'un multiple de 9,9 seulement.Il faut dire que 2010 a été une année des plus fastes pour Apple, avec le lancement, le 3 avril, de l'iPad. La déjà célébrissime tablette tactile semble bien partie pour remplir son rôle de relais de croissance et réduire la dépendance d'Apple au smartphone iPhone, qui représente encore l'essentiel des ventes de la firme à la pomme. Un rebond exagéréCertes, RIM aussi aura sa tablette, le PlayBook... en 2011. Apple disposant d'une prime de premier entrant, l'iPad, qui représente aujourd'hui 95 % des ventes de tablettes dans le monde, devrait encore bénéficier d'une part de marché de 69 % en 2012, d'après le cabinet eMarketer. Les analystes financiers ne se font d'ailleurs guère d'illusion. Le cours de RIM ayant grimpé de 38 % depuis l'annonce de la sortie du PlayBook, moins de la moitié d'entre eux conseillent aujourd'hui aux investisseurs d'acheter l'action RIM, jugeant son rebond exagéré. À l'inverse, 90 % des analystes suivant Apple recommandent le titre à l'achat. Plusieurs d'entre eux estiment que le cours pourrait atteindre 400, voire 450 euros, au cours des douze prochains mois. Christine Lejoux

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