Les HLM critiquent des schémas simplistes

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La fédération des organismes HLM, qui gère 4,2 millions de logements dans lesquels vivent 10 millions de personnes, part à l'offensive face à ce qu'elle considère comme « des tentatives de déstabilisation » du mouvement HLM. Thierry Repentin, président de l'Union des HLM (l'USH), a vertement critiqué mercredi les projets du secrétaire d'État au Logement, Benoist Apparu.Ce dernier veut inciter les HLM à vendre des logements sociaux situés dans les zones où les besoins de logements sont réduits pour financer des constructions dans des zones où le déficit est criant comme l'Île-de-France. Outre que les élus locaux concernés s'opposeront à de tels transferts de ressources, Thierry Repentin objecte que 54 % des 104.400 logements sociaux financés en 2008 se situaient déjà en zones denses (B1) ou tendues (A). Il assure que les HLM sont prêts à produire davantage en Île-de-France ou en Paca, « à condition que l'effort de l'État soit maintenu partout et renforcé en zones critiques ».PénurieOr, ce dernier a réduit « de près de moitié en 2010 à 480 millions d'euros » ses subventions directes au logement social. Sous couvert d'efficacité, « l'État cherche à organiser sa propre pénurie financière de la manière la moins inacceptable possible », martèle Thierry Repentin. Un désengagement préoccupant, les logements sociaux étant « un rempart contre la précarit頻.Le souhait de Benoist Apparu de ramener les 281 SA d'HLM (distinctes des 279 offices publics de l'habitat) à une vingtaine est aussi critiqué par Thierry Repentin. « Les HLM ne seront pas plus efficaces en recherchant le gigantisme », estime-t-il, les critères de performance lui semblant plus vertueux que la course à la taille. Sophie Sanchez

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