La Fed autorise les banques à relever leurs dividendes

JPMorgan Chase et Wells Fargo n'ont pas perdu de temps. Aussitôt le feu vert de la Réserve fédérale donné, les deux grandes banques américaines ont annoncé un relèvement de leur dividende, que la crise financière avait ramené à 5 cents par trimestre. Il passe ainsi à 25 cents chez JPMorgan et à 12 cents chez Wells Fargo. Leurs patrons respectifs, Jamie Dimon et John Stumpf, en avaient fait une priorité et répétaient à l'envi qu'ils n'attendaient plus que l'autorisation de la Fed. Pour l'obtenir, ils ont dû se soumettre, comme les 17 autres principaux établissements financiers ayant bénéficié à partir de l'automne 2008 du plan Tarp, à de nouveaux tests de résistance (« stress tests »). Objectif : juger de leur capacité à absorber de potentielles pertes au cours des deux ans à venir. Les résultats de ces tests n'ont pas été rendus publics. Mais seuls les établissements les ayant passés avec succès ont obtenu l'aval pour augmenter librement leurs dividendes, à condition cependant que l'enveloppe globale ne dépasse pas 30 % de leurs profits. Ils peuvent en outre procéder à des rachats d'actions. JPMorgan prévoit ainsi d'acquérir pour 15 milliards de dollars de ses propres titres, dont 8 milliards cette année. Wells Fargo entend racheter 200 millions d'actions (soit 6,4 milliards de dollars au cours de vendredi soir). « Un signal fort »« Avec ces autorisations, la Fed envoie un signal fort sur la solidité financière de l'industrie bancaire », juge Gerard Cassidy de RBC Capital. State Street, BT&T ou encore US Bancorp ont également revu à la hausse la rémunération versée à leurs actionnaires. Bank of America, la première banque américaine par les actifs, devrait faire de même au deuxième semestre et Citigoup début 2012. Mais ni Morgan Stanley, ni même Goldman Sachs n'estiment pour l'instant nécessaire de suivre ce mouvement. La prestigieuse banque d'affaires a opté pour le rachat de la participation de 5 milliards de dollars acquise en 2008 par Berkshire Hathaway, le holding financier de Warren Buffett. Des six premières banques américaines, la firme avait été la seule à maintenir ses dividendes intacts pendant la crise. Ses rivales les avaient ramenés de 1,95 dollar par action au deuxième trimestre 2008 à seulement 16 cents quelques mois plus tard. En 2007, l'ensemble de sociétés financières du S&P 500 avait reversé 51 milliards de dollars à leurs actionnaires. Trois ans plus tard, cette enveloppe avait fondu à 19 milliards.

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