Le « scénario dégradé » est plus sévère que l'an dernier

Le scénario dégradé des stress-tests prévoit, sur 2011 et 2012, toute une série de déviations par rapport au scénario central de la Banque centrale européenne : au sein de l'Union, la croissance est ainsi amputée de 2,1 points de pourcentage en 2011, et encore de 2 points en 2012, soit une perte de PIB de 4,1 points, la deuxième année, contre 3 points lors des précédents tests. Cela revient à une croissance de 0,4 % en 2011 puis 0,2 % en 2012 pour la France, mais à une récession de 1,1 % chaque année pour l'Espagne. En parallèle, l'inflation est réduite de 0,6 point, puis 1,3 point, et le taux de chômage relevé de 0,5 point, puis 1,4 point. Sur les marchés, dès le début 2011, les actions corrigent de 14 %, tandis que le taux d'intérêt moyen des obligations d'Etat à 10 ans de la zone euro bondit de 75 points de base, ce chiffre variant de 0 pour l'Allemagne et 48 pour la France à environ 250 pour l'Espagne, le Portugal et l'Irlande. Enfin, les prix immobiliers corrigent, en moyenne, de 3,8 points en 2011, puis de 11,6 points en 2012. B. J.

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