Sacred fait un pas de plus vers sa taille critique

Premier indépendant français du secteur du caoutchouc industriel derrière de grands groupes internationaux comme Hutchinson (Total), Sacred (400 personnes, 36,3 millions d'euros de chiffre d'affaires) vient de renforcer ses positions en acquérant Gouillardon-Gaudry. Cette PME (45 salariés, 5 millions d'euros d'activité) installée à Corbas (Rhône) permet à Sacred d'accélérer sa diversification.Gouillardon-Gaudry produit des équipements alliant caoutchouc et métal essentiellement pour l'industrie électrique et les poids lourds, deux secteurs où Sacred veut se développer. « Gouillardon-Gaudry est une entreprise saine, explique Didier Fégly, le PDG de Sacred, qui avait besoin de s'adosser à un caoutchoutier industriel solide pour assurer sa pérennité. Mais cette acquisition nous permet surtout d'approcher la taille critique idéale que nous avons fixée à 50 millions d'euros et que nous voulons atteindre rapidement. »Sacred conforte aussi son implantation française avec trois autres sites : le siège social de Saint-Lubin-des-Joncherêts (Eure-et-Loir), Vieux-Thann (Haut-Rhin) et Bert (Allier). Avec ses quatre unités, Sacred peut ainsi spécialiser ses productions réalisées à plus de 50 % pour l'automobile, le solde étant réalisé pour l'industrie mécanique, électrique ou cosmétique. La stratégie est aujourd'hui d'orienter l'entreprise dans la voie de la diversification vers l'industrie électrique ou des marchés de niches (comme la fabrication de semelles caoutchouc des chaussures Méphisto) pour éviter de trop dépendre de l'automobile. « Quand l'auto tousse, c'est tout le secteur du caoutchouc qui trinque, explique Didier Fégly, nous avons connu une crise terrible. Ainsi, en 2008 et 2009, notre activité pour l'automobile a diminué de 50 %. Nous retrouverons seulement notre niveau de 2007 en fin de cette année. »Réflexion sur l'IndeMais cette activité dominante, avec des clients chez la plupart des équipementiers et des grands constructeurs, a aussi permis à Sacred de s'internationaliser. Pour accompagner de grands donneurs d'ordres comme PSA, Renault, Dacia ou Nissan, Sacred a ouvert des unités de production en Chine, en Roumanie, au Maroc et au Mexique. L'activité à l'international atteint désormais un quart de l'activité, part qui devrait encore grandir à l'avenir avec notamment une réflexion sur le marché indien. « Nous devons répondre aux attentes de nos clients qui veulent un partenaire solide pour les accompagner sur les marchés étrangers, insiste le PDG. Nous avons fait la preuve de notre flexibilité et de notre capacité d'adaptation à l'international. » Ce partenariat avec les clients passe également par la recherche et développement (R&D) et une présence sur toute la chaîne des produits : depuis la conception jusqu'au prototypage en passant par les tests et à la production en série. Sacred possède ainsi un laboratoire agréé Renault et mise sur toutes les potentialités régionales de recherche sur le caoutchouc regroupées dans le pôle de compétitivité Elastopôle dont Didier Fégly assure la présidence.Jean-Jacques Talpin, à Orlé

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