SNCF. Après deux semaines de grève, direction et syndicats doivent se rencontrer mercredi

La table ronde de ce jour, décidée rapidement après le début de la grève, n'aura finalement pas lieu ce mercredi entre la direction de la SNCF et les quatre organisations syndicales représentatives. A sa place, quatre réunions seront organisées entre le directeur des ressources humaines, François Nogué, et chacun des syndicats (CGT, Unsa, SUD-Rail et CFDT).Les enjeux de cette journée sont importants, après plus de deux semaines de grève. Ces rencontres sont l'occasion de montrer que les discussions reprennent. Mais pas que la direction cède sous la pression des deux organisations qui ont appelé à la grève reconductible, la CGT des cheminots et SUD-Rail. Réponses attenduesPlusieurs sujets importants devraient être abordés : les conditions de travail, les pistes à trouver face à la libéralisation des transports régionaux, les évolutions de carrières, le maintien du pouvoir d'achat et le fret. « Nous attendons des réponses, ou du moins des annonces » a indiqué à " La Tribune " Laurent Russeil, de la CGT des cheminots. « Nous sommes en droit, aujourd'hui, d'attendre des réponses précises aux revendications posées. Mais face à la posture de la direction de la SNCF, qui dit qu'on ne négocie pas pendant la grève, nous avons peur de ressortir avec rien de concret et de précis » souligne Alain Cambi, de SUD-Rail. Le son de cloche diffère à la CFDT, qui avait levé son préavis de grève après avoir obtenu des satisfactions sur un certain nombre de sujets. « S'il y a des annonces aujourd'hui, cela signifie que la négociation ne prime pas. Je m'attends à une réunion de méthode pour fixer l'agenda social sur les grands problèmes de l'entreprise » explique Dominique Aubry.Mettre un terme à la gréviculture La SNCF indique d'ailleurs dans un communiqué que ces rencontres permettront de "fixer les modalités et les thèmes des prochains rendez-vous du processus de dialogue social de l'entreprise". « Le vrai enjeu pour la direction est de rendre réellement crédible l'idée que la SNCF aborde une nouvelle façon de faire du dialogue social » analyse un très bon connaisseur de l'entreprise. De fait, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, soutenu par le gouvernement, et qui aurait rencontré dimanche le président de la République Nicolas Sarkozy, répète à l'envi que le dialogue doit primer sur la grève et qu'il faut mettre un terme à la gréviculture qui règne à la SNCF.Quinzième jour de conflit Cette stratégie a un prix, et l'opérateur ferroviaire va entrer dans sa quinzième journée de grève. Même si la mobilisation s'étiole. En Midi-Pyrénées, l'un des bastions de la grève, la reprise du travail a par exemple été votée par les contrôleurs mardi, mais les conducteurs ont reconduit le mouvement. La SNCF, qui comptabilisait mardi seulement quelque 3 % de grévistes, mais autour de 25 % pour les contrôleurs et les conducteurs, prévoit ce mercredi un trafic quasi normal.

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