Le FMI invite les pays riches à réduire leur dette

La crise financière mondiale pourrait entrer "dans une nouvelle phase", nourrie par un gonflement de la dette des États qui risque de raréfier le crédit nécessaire à la croissance, met en garde le FMI. "La demande croissante du secteur public risque d'évincer le secteur privé du crédit", et "une hausse des primes de risque pour les États pourrait faire monter les coûts des emprunts pour le secteur privé", estime le Fonds dans son dernier rapport sur la situation financière mondiale. Le FMI n'a pas chiffré cette hausse, mais a souligné que les premières victimes en seraient "les PME et les emprunteurs les moins fiables". Croissance amoindrie Des économistes du Fonds ont déjà estimé, dans une note de recherche publiée en novembre, qu'une augmentation permanente de 0,5 point de pourcentage du déficit public pourrait réduire à moyen terme l'activité de 0,2% dans le monde chaque année."Si l'on ne s'attaque pas aux problèmes de l'héritage de la crise actuelle et des risques croissants liés aux dettes des États, nous courons véritablement le risque d'ébranler la reprise et de prolonger la crise financière vers une nouvelle phase", a mis en garde le directeur de la division des marchés de capitaux et monétaires, José Vinals. Le FMI appelle donc les gouvernements mettre "en oeuvre de plans de rééquilibrage des finances publiques à moyen terme, bénéficiant du soutien de l'opinion publique".

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