La France et l'Allemagne relancent l'idée d'une taxe sur les banques
La Tribune
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Paris et Berlin ont trouvé un terrain d'entente. Jeudi, ils ont réaffirmé leur volonté de plaider auprès du G20 pour instaurer une taxe internationale sur les banques. « L'une des questions que je souhaite voir résolue avant fin 2010 [...] est celle d'un impôt sur ces banques et autres institutions financières, y compris les fonds spéculatifs », a déclaré la ministre française de l'Économie, Christine Lagarde, souhaitant qu'il soit mis en place avant la prochaine réunion du G20 en novembre. Avant d'ajouter que « de nombreux pays penchent clairement pour une telle option et sont déterminés à mettre en place un impôt ou une taxe ». La chancelière allemande, Angela Merkel, a, quant à elle, fait part de son intention de faire pression en faveur d'une taxe sur les marchés financiers [...] lors du sommet au Canada [les 26 et 27 juin, à Toronto, Ndlr] ». « Il y aura beaucoup d'opposition », a-t-elle toutefois reconnu. Le sous-secrétaire canadien aux Finances, Tiff Macklem, a d'ailleurs rappelé qu'aucun consensus ne semblait se dégager à ce sujet. Pourtant, les lignes bougent. Jeudi, le gouvernement britannique a également prôné l'établissement d'une taxe bancaire. En France, la Cour des comptes, lors de la présentation de son rapport sur les aides d'État au secteur bancaire (lire page 25), a souhaité l'instauration de deux taxes sur les banques (l'une de contribution générale et l'autre liée aux activités de marché), rejoignant ainsi la position du Fonds monétaire international. A. M.
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