Antonis Samaras nommé premier ministre grec

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Pour la première fois depuis le 11 novembre dernier, la Grèce a donc à nouveau un premier ministre issu du monde politique et d’une majorité parlementaire. Le président de la république hellénique, Karolos Papoulias, a officiellement nommé ce mercredi Antonis Samaras au poste de premier ministre. « La Grèce a un gouvernement », s’est aussitôt réjoui le leader du Pasok social-démocrate Evangelios Venizelos.Coalition tripartiteTrois jours après les élections à la Vouli, le parlement unicaméral grec, les négociations sur la formation d’un gouvernement ont donc été bouclées. Dès ce mercredi soir, un contrat de coalition devrait être signé entre les conservateurs de la Nouvelle Démocratie, le Pasok et le parti de la gauche démocratique Dimar, scission modérée du parti de la gauche radicale, Syriza. Cette coalition devrait compter sur une majorité large de 179 des 300 députés de la Vouli.Redonner espoir au peuple grec « La Grèce a un gouvernement », s’est aussitôt réjoui le leader du Pasok social-démocrate Evangelios Venizelos. La composition de ce gouvernement ne sera cependant connue que mercredi soir. Selon Evangelios Venizelos, ce gouvernement devrait compter 16 ministres et 12 ministres délégués. Antonis Samaras, lors de sa prestation de serment, a, en tout cas, insisté sur sa volonté de créer une « unité nationale ferme » et sur son exigence de « rendre un espoir tangible au peuple grec ».Un banquier aux Finances Le poste crucial des Finances semble d’ores et déjà promis à Vasilis Rapanos. Agé de 65 ans, ce professeur d’économie à l’université d’Athènes, a réalisé en partie ses études au Canada. Il a réalisé une carrière de haut fonctionnaire au ministère des Finances et a été membre de la délégation grecque à Bruxelles et auprès de l’OCDE. Il est depuis 2009 président du directoire de la banque privée Banque Nationale de Grèce et est également président de l’association bancaire hellénique.Un \"gouvernement conservateur\" pour SyrizaC’est donc un représentant du monde de la finance qui sera en charge des finances nationales, mais aussi de la recapitalisation des banques grecques qui, conformément au plan d’aide internationale, doit à présent être réalisée avec 50 milliards d’euros prêtés par le FESF. Cette nomination a immédiatement mis en rage l’opposition, en particulier Syriza, qui y voit la preuve que le nouveau gouvernement est « clairement conservateur ».  

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