Nouvelle grève des contrôleurs aériens

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La situation s'est un peu débloquée mardi soir, entre les syndicats des aiguilleurs du ciel et la direction générale de l'aviation civile (DGAC), mais la grève a été maintenue jusqu'à jeudi matin. Les contrôleurs aériens ont entamé mardi soir leur troisième grève depuis janvier, sur le même thème : le projet de fusion du contrôle aérien français avec celui de 5 pays voisins, en 2012. Selon des sources syndicales, la DGAC aurait retiré d'un accord mis à signature toute mention de fusion. La CFDT, du coup, a levé le préavis qu'elle avait déposé. Mais pas l'intersyndicale. « Le gouvernement a toujours la volonté d'avancer vers une fusion », selon Didier Pennes (FO), qui dénonce « une manoeuvre pour couper la mobilisation ». Face à l'explosion prévue du trafic (+ 50 % en quinze ans), Bruxelles veut créer des regroupements de pays au sein de neuf blocs, au lieu de la mosaïque des systèmes de contrôle des 27 États membres. La France doit se regrouper avec l'Allemagne, la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg pour former le bloc d'Europe centrale, baptisé Fabec (Functional Airspace Block Europe Central), le plus important avec 55 % du trafic européen. Un accord entre ces 6 pays doit être signé au plus tard fin 2010. L'objectif de cette réorganisation est de maintenir la sécurité, réduire la longueur des routes aériennes, lutter contre les retards et diminuer le coût unitaire du contrôle de 20 % d'ici à 2025. Dans un rapport intermédiaire rendu fin mai au gouvernement, le médiateur Gilles Savary notait que chez les syndicats, « la crainte demeure d'un inéluctable éclatement de la DGAC » malgré les engagements du gouvernement « à maintenir le statut des agents de la DGAC pour les mettre à disposition du Fabec ou les y détacher». La DGAC a indiqué mardi que « les négociations sur le Fabec se poursuivront en septembre ». I. S.

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