250.000 logements

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Le chantier du plan bâtiment Grenelle avance lentement mais sûrement. « En un an, entre l'été 2009 et l'été 2010, 250.000 logements ont soit mobilisé des fonds en vue de travaux, soit ont d'ores et déjà été rénovés, se félicite Philippe Pelletier, qui préside le comité stratégique du plan bâtiment Grenelle. À la fin juillet, près de 130.000 éco-PTZ (éco-prêt à taux zéro) avaient été signés, à comparer à 75.500 à fin 2009. » Ces prêts sont suivis de rénovations plus complètes, les bouquets de travaux prévoyant de plus en plus souvent trois actions parmi six propositions, contre deux pour les tout premiers. Par ailleurs, la rénovation de 80.000 à 90.000 logements sociaux a été engagée par des organismes HLM. La moitié de ces rénovations ont été financées par l'éco-prêt « logement social » auquel la Caisse des dépôts a dédié une enveloppe de 1,2 milliard d'euros, l'autre moitié par des financements de droit commun réservés aux HLM. Enfin, 35.000 à 45.000 logements ont bénéficié d'éco-subventions de l'Agence nationale de l'habitat. « Le bilan est plutôt satisfaisant », reprend Philippe Pelletier. L'objectif de rénover 400.000 logements par an, fixé par le plan bâtiment, paraît toutefois encore lointain. Déficit de formationAu-delà, le déficit de formation de la filière, qui regroupe 4 millions de professionnels, est patent. Alors que le programme de « Formation aux économies d'énergie des entreprises et artisans du bâtiment » (Feebat) devait former 50.000 professionnels sur 2009, seuls 27.000 stagiaires en ont bénéficié depuis le lancement de cette opération. Toutefois, EDF, qui est le seul financeur de ce dispositif, prolonge sa participation sur 2011 et 2012 (à raison de 53 millions d'euros complémentaires) avec pour objectif de parvenir aux 120.000 d'ici à 2012. « Les effectifs du secteur et la diversité de ses corps de métiers, spécialisés par ?poste?, complexifient la mutation qu'il doit accomplir pour saisir les opportunités offertes par le marché de l'efficacité énergétique », notait récemment une étude d'Eurogroup. Le marché est en attente d'acteurs capables de proposer une approche globale de l'efficacité énergétique du bâtiment. La mise en application de la réglementation thermique 2012 obligera les proffesionnels de la construction à faire évoluer leurs offres, sous peine de ne pas être autorisés à construire. Mais il n'en va pas de même du marché de la rénovation énergétique, où les acteurs commencent tout juste à s'organiser pour proposer ces offres », poursuivait l'étude. « Il faut au demeurant étendre cette formation des entreprises de bâtiment à la maîtrise d'oeuvre, aux bureaux d'études, mais aussi à la maîtrise d'ouvrage », concède Philippe Pelletier, qui souhaiterait aussi pouvoir toucher les lycées professionnels et donc la formation initiale.XX lorem ipsum Essenis numsan heniat luptat veliquamet duis dolortieGilles ROLLE/REA

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