Hervé Novelli veut initier les jeunes aux joies de la création d'entreprise

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Novelli à la rescousse ! Parce que l'économie française est incapable de favoriser l'intégration des jeunes au marché du travail, le secrétaire d'Etat chargé des PME espère les persuader des bienfaits de l'entrepreneuriat. Pour mémoire, le taux de chômage des jeunes en activité s'est établi à 24,1 % au deuxième trimestre, en légère hausse par rapport au premier trimestre (+ 0,1 point).A l'occasion de la journée « Jeunes et aussi entrepreneurs », Hervé Novelli s'est rendu ce lundi dans un lycée de Vanves, en banlieue parisienne, pour présenter les nouvelles mesures permettant de créer son entreprise dès 16 ans dans des conditions encadrées. « Il faudra que le mineur ait l'accord de ses parents et qu'il veuille créer une entreprise qui ne mette pas en risque de plein droit le patrimoine personnel », explique le ministre. Un mineur pourra donc créer une société unipersonnelle comme l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL), une société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) ou une entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL). « En pratique, à partir du 1er janvier 2011, je pense que les mineurs de 16 à 18 ans créeront surtout des auto-entreprises à responsabilité limitée [AERL], un régime consistant à combiner la simplicité du régime de l'auto-entrepreneur, avec la protection du patrimoine personnel apportée par l'EIRL », poursuit Hervé Novelli. Un nouveau régime social dont le décret d'application est récemment paru au « Journal officiel ». Concrètement, le jeune auto-entrepreneur pourra choisir les biens qu'il souhaite rendre insaisissables par ses créanciers en les excluant de son patrimoine professionnel. Comme sa mobylette ou sa console de jeux par exemple.RajeunissementCette volonté sera-t-elle suffisante pour rajeunir les bataillons d'auto-entrepreneurs ? Si l'âge moyen de cette catégorie d'entrepreneurs est de 40 ans, 16 % d'entre eux ont moins de 30 ans et 2 % sont des étudiants, selon la deuxième édition de l'Observatoire de l'Auto-entrepreneur. Des statistiques indiquant que ce régime social intéresse surtout les retraités à la recherche de revenus complémentaires. Une chose est sûre, outre résorber le chômage des jeunes, l'autre objectif de ces tentatives de séduction consistant à multiplier les accès à l'auto-entreprise est de favoriser le développement de véritables entreprises, en particulier d'entreprises de taille intermédiaire de plus de 250 salariés. A terme... Fabien Piliu

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