Silence sur les objectifs

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« Nous renforcerons [?] notre action de coopération sur le long terme pour combattre le changement climatique », promet le texte de Copenhague. Mais il laisse le flou sur le moment (en 2015, selon le Giec) où la courbe des émissions mondiales devra cesser de croître et s'inverser. Et, en ne disant mot de l'objectif d'une diminution par deux des émissions mondiales de 50 % en 2050, et de 80 % à 95 % pour les pays industrialisés, l'« accord de Copenhague » vide son message de toute substance. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a indiqué que des pays émergents comme la Chine et l'Inde « s'étaient opposés à la proposition des pays européens, de peur que cela entraîne pour eux une obligation de faire plus d'effort pour diminuer leurs émissions ». Le texte laisse donc aux pays le choix de fixer eux-mêmes leurs objectifs. Or, les objectifs déclarés conduisent à une hausse moyenne de la température de 3 °C voire 3,5 °C d'ici à la fin du siècle, et non pas 2 °C. Vendredi soir, Nicolas Sarkozy s'est voulu rassurant : « Certains ont dit qu'ils annonceraient des objectifs plus ambitieux. » L. C.

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