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Viande de cheval: gouvernement et professionnels de l'agroalimentaire tentent de rassurer

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Publié le 21 février 2013 à 22:03 - Mis à jour le 21 février 2013 à 22:03

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Objectif: rassurer les consommateurs. Pour tenter d\'apaiser les esprits échauffés par le scandale de la viande de cheval retrouvée dans des produits transformés censés contenir du boeuf, ministres et professionnels de l\'agroalimentaire multiplient depuis deux semaines réunions et déclarations. Ce jeudi, ils se sont accordés sur deux objectifs pour rassurer les consommateurs.Des industriels prêts à rajouter des informations sur leurs étiquettesLa première mesure vise l\'étiquetage des plats préparés à base de viande. Les distributeurs seront incités à indiquer la provenance de cette matière première, ce qui n\'est pas obligatoire pour le moment. \"Des entreprises sont prêtes à sauter le pas et à indiquer de façon claire l\'origine des viandes\", a indiqué le ministre délégué à l\'Agroalimentaire, Guillaume Garot, au cours d\'une conférence de presse. \"Ces entreprises en feront l\'annonce dans les jours à venir, a-t-il ajouté.La veille, La Fédération Nationale Bovine (FNB) et l\'Union Fédérale des Consommateurs (UFC- Que Choisir) avaient appelé le gouvernement à autoriser à agir en ce sens. \"S\'il n\'évite pas toute fraude, l\'étiquetage du pays d\'origine pour ces produits permettrait de limiter fortement les failles ouvertes par la grande variabilité des fournisseurs de matières premières (...) Tout en renforçant la traçabilité (...) l\'étiquetage du pays d\'origine simplifierait en outre les contrôles officiels\", ont écrit les deux associations.Les groupements de consommateurs justifient leur démarche en affirmant qu\'un étiquetage de l\'origine des ingrédients répondrait à une soif d\'information de la part des consommateurs. Une curiosité qui existait bien avant le début du \"scandale de la viande de cheval\". Ainsi, le 24 janvier, un sondage mené par le Bureau européen des unions de consommateurs fait valoir que 70% des personnes interrogées en France, Suède, Pologne et Autriche considérent que l\'origine est un facteur important lors de l\'achat alimentaire.Vers une bataille européenne sur la réglementation?Or, le chemin vers un étiquetage complet obligatoire risque d\'être long. \"Cette démarche ne peut être que volontaire\", a, ce jeudi, rappelé le ministre de l\'Agroalimentaire. Une réglementation sur le sujet est en effet du ressort de l\'Union européenne. Pour l\'heure, le règlement n°1169/2011 -qui doit entrer en vigueur le 13 décembre 2014- prévoit de faire mentionner obligatoirement la présence de certaines viandes fraîches (porc, mouton, chèvre, volaille), ainsi que de produits susceptibles d’induire le consommateur en erreur. En revanche, la mention de l\'origne de la viande de boeuf dans les plats préparés, facultative, doit faire l\'objet d\'une approbation de la part de la Commission européenne. Un cahier des charges précis est exigé.Concernant l\'évolution de cette législation, Stéphane Le Foll, le ministre de l\'Agriculture, a souligné que la France pourrait compter sur l\'appui de l\'Allemagne et de la Grande-Bretagne pour faire bouger les lignes.Toutefois, selon le ministre, des résistances demeureraient, notamment dans les pays nordiques. Parmi les causes de cette frilosité: des coûts supplémentaires pour les industriels. L\'association UFC-Que choisir prévoit elle aussi des réticences de Bruxelles. Selon l\'association, la Commission européenne serait \"de notoriété publique [...] hostile à l’étiquetage pour les préparations et produits à base de viande.\"Une \"Charte anti-fraudes\"Par ailleurs, un deuxième chantier est ouvert: celui du renforcement des contrôles. Les ministres ont annoncé la création d\'une charte de confiance. Le président de l\'Association nationale des industries alimentaires, Jean-René Buisson a promis de s\'y soumettre. \"L\'ensemble de la filière est victime d\'une fraude sans précédent\", écrit-il dans un communiqué, avant d\'ajouter qu\'elle s\'engageait à \"renforcer les autocontrôles et les audits existants, en mettant en place une Charte anti-fraude\". Les industriels signataires s\'engageraient à \"renforcer le contrôle des certificats remis par le fournisseur et à exercer un contrôle plus approfondi à réception de la matière première\". Il s\'agira aussi de \"lister un faisceau d\'indices à prendre en considération pour déceler une éventuelle fraude\". Enfin, la charte prévoit de \"rappeler systématiquement toutes les règles applicables à tous les intervenants de la chaîne\".

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