La plus grande banque privée belge passe sous pavillon indien

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Elle aurait pu devenir brésilienne ou italienne ; finalement, la banque privée belge KBL prendra la nationalité indienne. Vendredi, sa maison-mère KBC a rendu officiel son rachat par le conglomérat indien Hinduja. Cette annonce était attendue depuis plusieurs semaines. Grâce à cette vente, KBC récoltera 1,35 milliard d'euros. Une somme inférieure aux attentes du marché. Cette opération lui permettra d'augmenter son ratio core Tier One (fonds propres durs) de 1 %, à 10,4 %. Un gage de solidité donné à la Commission européenne, qui lui avait imposé, dans le cadre du plan d'aides d'Etat belge, de céder un quart de ses activités (39 milliards d'euros). Candidats-surprisesC'est donc chose faîte pour KBL. Le processus fût long, puisque les discussions avaient été entamées dès le début de l'hiver dernier. Au départ, plus d'une dizaine de candidats avaient été recensés, dont les françaises Crédit Agricolegricole et Société Généralecute; Générale. Tous les grands acteurs de la gestion de fortune en Europe étaient également sur les rangs : Barclays, Deutsche Bank, HSBC, Julius Baer ou encore Vontobel. Mais, au fil des semaines, les prétendants des débuts se sont effacés au profit de candidats-surprises. En mars, la banque brésilienne Safra, le fonds d'investissement américain KKR allié au holding luxembourgeois Luxempart, le suisse Julius Baer, le holding italien de la famille Agnelli Exor, et, donc, Hinduja, se retrouvaient ainsi seuls sur les rangs. Puis, rapidement, les lignes bougèrent, certains banquiers de KBL se rangeant d'emblée du côté de Hinduja, capable, à leur sens, de développer leur activité au Moyen-Orient et en Asie. Une présence dans dix paysVendredi, KBC leur aura donc donné raison. « Nous comptons continuer à investir dans l'entreprise, en maintenant chacune des filiales et en permettant à KBL d'accéder aux marchés en pleine croissance du Moyen-Orient, du sous-continent indien et d'Asie », déclarait Srichand P. Hinduja, le président du conglomérat indien.KBL est présente dans dix pays d'Europe (Allemagne, Belgique, Espagnol, France - avec KBL Richelieu, Grande-Bretagne, Luxembourg, Monaco, Pays-Bas, Pologne et Suisse). Le groupe, qui gérait 47 milliards d'euros fin 2009, compte près de 500 banquiers privés dans ses rangs. En 2006, KBL était sorti du marché italien, avec la cession de Fumagalli. L'an dernier, la banque a enregistré un résultat opérationnel de 180 millions d'euros et un bénéfice de 140 millions.

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