Fonction publique  : les précaires attendent leur titularisation

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Comment dire « non » aux syndicats qui lui réclameront un plan de titularisation sans désavouer le chef de l'état ? Tel est le casse-tête que va devoir résoudre Georges Tron, le secrétaire d'état à la Fonction publique, alors que s'ouvrent ce mardi après-midi des négociations avec les syndicats sur la situation des contractuels de la fonction publique. En janvier dernier, lors d'une intervention télévisée, Nicolas Sarkozy s'était, en effet, dit « tout à fait prêt à envisager la titularisation des contractuels pour ne pas les laisser en situation de précarit頻. Le cadre de discussion proposé par l'exécutif ce mardi sera beaucoup plus étroit. Tout d'abord sur les 330.000 non-titulaires recensées dans la fonction publique d'état (sur un total de 860.000 avec les fonctions publiques territoriale et hospitalière), la rue de Grenelle estime que les deux-tiers sont en situation stable, soit parce qu'ils sont en CDI, soit parce qu'ils sont en CDD de trois ans renouvelable. Reste 100.000 personnes dont un-tiers aurait un contrat temporaire alors qu'ils occupent un emploi permanent. Pour ces « précaires », le ministère propose de revoir la législation afin de permettre à tous les agents non-titulaires d'accéder à un CDI. Aujourd'hui, seuls les cadres (catégorie A) peuvent y prétendre, pas les employés moins qualifiés (catégories B et C). La notion d'emploi permanent qui, seule, autorise le recours au CDI, jugée trop floue, pourrait également être revue. titulariser les permanentsMais ces évolutions ne suffiront pas à satisfaire les syndicats. « Nous ne récusons pas le fait qu'il y ait parfois besoin de non-titulaires. Mais beaucoup moins nombreux qu'aujourd'hui. En revanche, il faut prévoir une loi de titularisation pour tous ceux qui ont été recrutés sur des emplois permanents », précise Jean-Marc Canon, le secrétaire général de la CGT fonction publique. Pour ne pas crisper les esprits, l'exécutif va donc proposer de reprendre les discussions à la rentrée sous forme de groupes de travail thématiques. Et de n'ouvrir les négociations en bonne et due forme qu'en novembre dans l'espoir d'aboutir à un accord en décembre. Un calendrier qui aurait l'avantage non négligeable de renvoyer ces discussions après la réforme des retraites. Agnès Laurent

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