« Le problème central est la montée des disparités entre les pays de la zone euro »

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STRONG>Les problèmes de l'Irlande et du Portugal peuvent-ils plonger la zone euro dans la même situation que celle créée par la crise grecque ?À court terme, non. La décision prise par les États membres au printemps, après plusieurs mois d'atermoiements, de créer un Fonds européen de stabilité financière et de laisser la Banque centrale européenne intervenir sur le marché de la dette, a endigué tout risque de défaut d'un pays. En retour, les « maillons faibles », comme la Grèce, l'Irlande, l'Espagne et le Portugal, ont dû se soumettre à de sévères plans d'assainissement des finances publiques. Ils les appliquent d'ailleurs rigoureusement.La zone euro est-elle sortie d'affaire ?Ce n'est pas sûr. Le problème central, selon moi, est la montée des disparités entre les pays de la zone. Alors qu'on a assisté durant quinze ans à une convergence nominale mais aussi réelle, comme l'attestaient les taux du chômage ou encore d'emprunt, les divergences entre pays ont explosé depuis deux ans. La raison en est que les pays n'ont pas subi la crise économique de la même façon. Certains, comme l'Irlande et l'Espagne, fortement exposés à l'immobilier, vont rester structurellement faibles tandis que d'autres, comme l'Allemagne, vont profiter de la reprise économique mondiale. C'est le jour et la nuit. La zone euro devient très hétérogène, en matière de marché du travail, d'inflation et de performance économique. Cela va rendre de plus en plus compliquée une coordination de la politique budgétaire de l'ensemble de la zone.

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