L'Ademe épinglée pour son éparpillement immobilier

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Éparpillement. C'est le maître mot du rapport que la Cour des comptes a réalisé sur l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et que « La Tribune » s'est procuré.Éparpillement en matière immobilière. Le siège de l'Agence est « dispersé entre Paris, Angers et Valbonne (Alpes-Maritimes) », pointent les hauts magistrats qui relèvent que, jusqu'en 2009, « le siège d'Angers était lui-même dispersé entre quatre sites ». Une répartition immobilière que la Cour juge nuisible à l'efficacité de l'Agence. « Cette situation est un facteur de surcoûts, de lourdeur, voire de dysfonctionnements d'autant qu'à l'exception de deux directions [...] toutes les autres sont réparties sur deux ou sur les trois implantations du siège », expliquent les magistrats de la rue Cambon.HandicapEn bonne tenante du Grenelle de l'environnement pour lequel elle est le principal bras armé de l'État, l'Ademe compense cet handicap et « s'accomode d'une partie des conséquences pratiques de cette dispersion grâce à l'utilisation intensive de la visioconférence », se félicite cependant le rapport. Après avoir longtemps servi, sous de nombreux gouvernements précédents, de variable d'ajustement budgétaire qui perturbait et mettait en péril la santé de ses finances, le budget de l'Ademe « a retrouvé une situation budgétaire mieux équilibrée », note la Cour. Cette meilleure gestion des finances de l'Agence découle directement des décisions prises lors du Grenelle de l'environnement qui lui ont affecté des recettes perennes. Ces réformes ont permis de bâtir un budget triennal (2011-2013) qui « prévoit une nouvelle programmation des interventions de l'Ademe dans le cadre du Grenelle, cohérente avec celle de ses financements budgétaires ». Mais si la Cour se réjouit de voir l'Ademe mieux gérée financièrement elle en critique néanmoins l'utilisation. Là encore c'est l'éparpillement des aides qui est pointée. « Il conviendrait de remettre de l'ordre (...) et d'améliorer l'exploitation de ce qui est financé par l'agence... », relèvent les magistrats. Autrement dit de cesser de faire du saupoudrage financier sur des projets pas toujours très bien ficelés. R. J.

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