Le dollar profite de

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Le dollar entretenait depuis des mois une corrélation inverse très étroite avec les indices boursiers et les cours des matières premières. Tous deux étaient aspirés vers le haut par le retour du goût du risque, alors que le sentiment à l'égard du dollar assorti de taux voisins de zéro était extrêmement négatif. Cette configuration s'est rompue depuis début décembre. Le billet vert remonte aujourd'hui en sympathie avec les marchés actions et les « commodities », pour la première fois depuis la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, l'élément déclencheur de la brutale aggravation de la crise financière et de l'aversion au risque qui lui était alors associée.C'est un signe qui ne trompe pas, même si le dollar a fait l'objet de prises de bénéfice lundi, après son bond des précédentes séances. Cette évolution reflète le retour de la confiance dans l'économie américaine et des anticipations de mise en ?uvre prochaine de stratégies de sortie de crise par la Réserve fédérale. Si les données économiques fondamentales redeviennent le principal déterminant des taux de change, que la gravité de la crise économique leur avait retiré, la reprise du dollar n'en serait qu'à ses débuts. Car de l'avis des économistes, la croissance des États-Unis sera deux fois supérieure en 2010 à celle de la zone euro, de la Grande-Bretagne ou du Japon, le consensus tablant sur une progression du PIB américain de 2,6 %. D'ores et déjà, l'indice pondéré du dollar, qui traduit son évolution face aux monnaies des six principaux partenaires commerciaux des États-Unis a regagné 4,9 % par rapport à son plancher de l'année atteint le 26 novembre. C'est une bonne nouvelle pour les exportateurs de la zone euro, qui ont subi une « appréciation préoccupante » de la monnaie unique, selon la Commission européenne qui évalue encore sa surévaluation de 7 % à 8 % dans son rapport trimestriel, même si le dollar est remonté de 1,5140 pour 1 euro au début du mois à 1,4280 dollar au plus haut lundi.locomotive de la repriseStephen Jen, stratège de BlueGold Capital Management, fait remarquer que « la configuration impossible » ? dollar raffermi, marchés boursiers euphoriques et prix pétroliers en hausse ? qui commence à se dessiner et qui se concrétisera si les États-Unis deviennent la locomotive de la reprise, s'est déjà produite il n'y a pas si longtemps, puisque c'était en 2005. Après trois années de dérive ininterrompue, le dollar avait alors regagné 13,5 % face à l'euro.

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